Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Musiques Musiques Musiques Les deux rapporteures plaident pour déplafonner les ressources du centre et mieux cibler la diversité des esthétiques et des petits acteurs. Article réservé aux abonnés Eviter que le Centre national de la musique (CNM) ne rende au budget général de l’Etat de précieux millions d’euros qui pourraient considérablement aider la filière musicale : telle est la principale recommandation du rapport d’information de la commission de la culture, de l’éducation, de la communication et du sport du Sénat, publié jeudi 16 juillet. Les deux rapporteures Annick Billon (Vendée, Union Centriste) et Béatrice Gosselin (Manche, Les Républicains) rappellent que le financement du CNM, dont la mission est de soutenir financièrement et accompagner les artistes et les professionnels de la filière musicale, repose sur deux taxes : celle sur les spectacles vivants musicaux et de variétés (TSV) et celle sur le streaming musical, complétée par une subvention de l’Etat. Mais la somme allouée au CNM est plafonnée (à 53 millions d’euros pour 2025). Or, le produit de la TSV a quasiment doublé depuis 2022, passant de 33 millions à plus de 64 millions d’euros en 2025, ce qui a entraîné « un écrêtement de 11 millions d’euros au profit du budget de l’Etat ». « Ce plafonnement devient un mécanisme autodestructeur » qui « contredit frontalement la logique de mutualisation qui a présidé à la création de ces taxes », selon ce rapport. Ce plafonnement « met en péril les missions du CNM ». La baisse de la subvention publique de l’Etat a déjà fragilisé les aides à la musique classique et contemporaine, tandis que les aides à l’international (5 millions d’euros en 2026) et à l’innovation (1,06 million), deux « missions stratégiques du CNM », restent « le parent pauvre » en étant gravement « sous-dimensionnées ». Le budget de ces deux postes devrait, selon les autrices, atteindre 10 millions d’euros. « Ne pas subir l’IA » Si le rapport dresse un bilan « positif de l’action du CNM » depuis sa création en 2020, elle alerte sur les difficultés à devenir « la maison commune » de toutes les musiques. La mission d’observation de la filière musicale qui lui a été confiée fait consensus, mais il reste en effet des « angles morts », notamment en raison des conditions d’accès lacunaires aux informations d’Amazon Music, Apple Music et YouTube ou encore de l’insuffisante connaissance de l’impact des aides territoriales. Il vous reste 37.98% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Un rapport du Sénat appelle à réformer le financement du Centre national de la musique
Les deux rapporteures plaident pour déplafonner les ressources du centre et mieux cibler la diversité des esthétiques et des petits acteurs.








