Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Finances publiques Finances publiques Finances publiques Tribune Collectif Un collectif emmené par la présidente déléguée (LR) de la région Ile-de-France chargée de la culture, Florence Portelli, et regroupant des élus et des responsables de grandes institutions culturelles alerte, dans une tribune au « Monde », sur les risques pour les territoires des établissements culturels concernés. Publié aujourd’hui à 18h00 Temps de Lecture 3 min. Article réservé aux abonnés Alors que notre pays est confronté à un mur budgétaire historique, chacun mesure la nécessité de contribuer à l’effort collectif de redressement des finances publiques. Les collectivités territoriales comme les institutions culturelles qu’elles soutiennent en partenariat avec l’Etat n’ont jamais ignoré cette exigence. Depuis de nombreuses années, elles ont fait preuve d’un grand esprit de responsabilité en assumant leur part des ajustements budgétaires tout en maintenant des services publics essentiels au quotidien de nos concitoyens, comme celui de la culture, et en poursuivant sans relâche leur mission de démocratisation culturelle au service de tous les publics. C’est dans ce contexte que nous avons appris avec effroi l’annonce d’une réduction sans précédent des subventions de l’Etat destinées à 28 institutions culturelles majeures engagées sur nos territoires. Un tel arbitrage, brutal et sans concertation préalable, s’ajouterait à une première coupe effectuée sur les budgets culturels de l’Etat dans les régions en avril. S’il était confirmé dans les semaines qui viennent, ses conséquences seraient immédiates et désastreuses. Celle et ceux qui prennent ces décisions à un stade aussi tardif de l’année ont-ils vraiment mesuré leurs conséquences sur la pérennité de ces institutions, alors même que les programmations artistiques sont actées, les contrats signés et les dépenses largement engagées et incompressibles ? De telles coupes massives conduiraient à constater de très graves déficits à la fin de l’année 2026 et à compromettre dès 2027 l’avenir de ces institutions. Déjà fragilisées par plusieurs années de tensions inflationnistes et budgétaires, elles seraient confrontées à des arbitrages impossibles : annulation de spectacles, abandon de projets, réduction de l’offre culturelle, suppressions d’emplois ou, dans les situations les plus critiques, remise en cause de leur activité même. Mépris des engagements Celle et ceux qui prennent ces décisions radicales ont-ils mesuré que les contributions demandées constituent une entreprise de démolition alors qu’elles n’auront en réalité aucun effet sensible sur la réduction du déficit de l’Etat ? C’est un prix totalement disproportionné que l’on ferait payer à la culture en raison de la dérive des finances de l’Etat. La conduite des finances publiques ne peut reposer sur des décisions imposées, sans prévisibilité pour les établissements, et au mépris des engagements déjà contractés et de la confiance qui doit présider aux relations entre l’Etat et ses partenaires. Il vous reste 48.2% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
« Monsieur le président, la baisse des subventions allouées par l’Etat à 28 institutions culturelles majeures constitue une entreprise de démolition »
TRIBUNE. Un collectif emmené par la présidente déléguée (LR) de la région Ile-de-France chargée de la culture, Florence Portelli, et regroupant des élus et des responsables de grandes institutions culturelles alerte, dans une tribune au « Monde », sur les risques pour les territoires des établissements culturels concernés.









