Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Musiques Musiques Musiques Tribune Michel Orier Directeur de la musique et de la création à Radio France Dans une tribune au « Monde », le directeur de la musique et de la création à Radio France, Michel Orier, revient sur l’histoire de l’offre musicale de service public, rappelant la place privilégiée qu’elle occupe. Publié hier à 19h00 Temps de Lecture 3 min. Article réservé aux abonnés Alors même que la Cour des comptes avait décerné, en 2025, un satisfecit à Radio France, notamment sur la gestion de ses formations musicales, le rapporteur de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public, Charles Alloncle [Union des droites pour la République, Hérault], choisit de remettre sur le métier la question de la suppression de l’un des deux orchestres de la maison. C’est ce que l’on appelle un marronnier, sujet vieux comme la radio s’il en est. Un brin d’histoire est donc nécessaire, pour bien saisir les enjeux de cette affaire. Dans les années 1950, avant l’invention des politiques culturelles et la fondation du ministère de la culture, la radio disposait de 17 orchestres et employait 780 musiciens. La création du ministère de la culture, en 1959, a permis à l’Etat de se doter peu à peu d’une politique musicale et les orchestres de la radio ont servi de base au plan d’aménagement musical du territoire dit « Landowski » [du nom de Marcel Landowski, ancien directeur de la musique, de l’art lyrique et de la danse au ministère], c’est-à-dire à la création d’un maillage d’orchestres nationaux en région pour des besoins symphoniques ou lyriques permettant également la mise à disposition de professeurs pour les conservatoires. Il vous reste 73.29% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.