Les députés ont approuvé définitivement, ce mercredi 15 juillet, lors d'un quatrième et ultime vote, la loi créant un "droit à l'aide à mourir". Cette réforme sociétale majeure était une promesse du second quinquennat d'Emmanuel Macron. La loi prévoit d'autoriser pour la première fois en France l'assistance au suicide, voire l'euthanasie, avec une série de conditions.

Le gouvernement avait donné le dernier mot à l'Assemblée nationale, qui a approuvé le texte par 291 voix contre 241, sous les yeux de partisans et d'opposants au texte, présents dans les tribunes.

La France va ainsi rejoindre le cercle relativement restreint des nations ayant ouvert ce droit, de la Belgique aux Pays-Bas en passant par la Suisse, le Canada ou l'Uruguay. La réforme avait été portée sur les fonts baptismaux par le président de la République en 2022, avec le lancement d'une convention citoyenne, qui s'est prononcée en février 2023 pour l'instauration d'une "aide active à mourir".

Le président de la République salue "un débat constructif et respectueux" et un "engagement tenu"Emmanuel Macron n'a pas tardé à réagir sur X. "Sur cette question aussi intime que grave, qui touche à la vie, à la souffrance et à la dignité", le président a tenu a rappeler avoir pris en 2022 "cet engagement d’ouvrir ce chemin avec les Français. Avec gravité, avec humilité et dans le plein respect de notre démocratie, cet engagement est tenu".