Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Planète Planète Planète Climat Climat Climat Alors que 2024 a été officiellement déclarée l’année la plus chaude jamais enregistrée, la question de l’effort demandé à chacun pour limiter les émissions de carbone perd en légitimité devant le mode de vie de certains ultrariches. Article réservé aux abonnés L’été 2025 à Venise, pour son mariage avec Lauren Sanchez, Jeff Bezos (créateur et principal actionnaire d’Amazon) réservait, trois jours durant, plusieurs sites de la cité : l’île de San Giorgio Maggiore, l’Arsenal, l’église de la Madonna dell’Orto. Plus de 90 jets privés se posaient à l’aéroport Marco Polo. Sur la place Saint-Marc, à la nuit tombée, des activistes affichaient quatre mots sur le campanile San Giorgio ­Maggiore : « No Space for Bezos ». Cet été, le ballet des jets et des yachts continue. De la Costa Smeralda, en Sardaigne, aux Hamptons, dans l’Etat de New York, les ultrariches rejoignent leurs villégiatures. On en mesure désormais les effets. Un superyacht de milliardaire émet de l’ordre de 7 000 tonnes de CO₂ par an alors que les émissions moyennes d’un Français sont de 8 tonnes. Les jets privés viennent gonfler le total : ceux d’Elon Musk en auraient brûlé 5 500 en 2023, ceux de Jeff Bezos 2 900. S’y ajoutent les fusées : un vol suborbital émet de l’ordre de 100 tonnes de CO₂ par passager et par heure. Une personne issue du milliard le plus pauvre de la planète n’atteint pas ce niveau sur une vie entière. Il vous reste 92.2% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.