Il y avait de quoi danser, rêver et chanter dimanche soir sur les plaines d’Abraham. De l’énergie funk de The Brooks à l’atmosphère feutrée de Melody Gardot, jusqu’au spectacle grandiose du crooner Michael Bublé, le Festival d’été de Québec (FEQ) a une fois de plus démontré sa capacité à faire cohabiter des univers musicaux distincts sur une même scène.« This is the funk life, make yo’body move », entonnait le chanteur de The Brooks, Alan Prater.Les paroles de Funklife incarnent certainement l’objectif que s’était donné le groupe montréalais : créer l’envie de danser chez son public. Ça aura été mission accomplie, si l’on se fie aux nombreuses têtes se balançant de gauche à droite dans la foule.Portant chemises colorées et sourires contagieux, les musiciens n’hésitaient pas à se laisser emporter dans un groove hypnotique, alliant des lignes de basse syncopées à des cuivres chaleureux.Impossible de résister à ce funk teinté de motown et de disco, particulièrement à l’honneur dans Sista, The Wall, Turn Up the Sound ou encore Coming from the Real. Mentionnons d’ailleurs l’excellent travail du percussionniste du groupe, Philippe Beaudin.The Brooks a certainement réussi à réchauffer la foule des Plaines en première partie. Décidément, le public aurait pris plus que la trentaine de minutes qui lui ont été accordées.