Deux triomphes. Non seulement avons-nous assisté dimanche, au dernier soir du Festival international de jazz de Montréal, à deux triomphes, mais à deux sortes de triomphes. Le gracieux et le prétentieux. Difficile d’imaginer façons plus différentes de plaire immensément que durant ce programme double présenté au Centre Bell: il y a d’abord eu la démonstration exemplaire de la manière solidaire, où les trois survivants du légendaire groupe Earth, Wind & Fire et les remplaçants des disparus sont parvenus à donner autant de bonne énergie et de fabuleux funk que la mouture d’origine; il y a eu ensuite la manière je-suis-le-monde d’un Lionel Richie, pontifiant pondeur de succès qui est allé jusqu’à récupérer l’hymne charitable We Are The World à sa seule gloire. LIONEL en majuscules Mentionnons les gorgées d’électrolytes qu’une serveuse en robe chic servait cérémonieusement (dans une coupe à vin...) à notre vedette cherchant désespérément à rendre drôle son plus récent souci de santé (une faiblesse sur scène en juin dernier). Notons cette manie d’applaudir le public à chaque fin de chanson, pour souligner à quel point nous avons bon goût de l’aimer, lui. Gardons pour la fin le grotesque duo virtuel de la chanson Lady avec un mort, en l’occurrence le chanteur country Kenny Rogers. Épargnons les jets de fumée mal placés.
La fête funk d’Earth, Wind & Fire, la surenchère de Lionel Richie
Retour sur un programme double de vedettes gagnantes en clôture du FIJM.












