Après quatre ans d’absence sur une scène montréalaise, Cécile McLorin Salvant faisait salle comble au Théâtre Maisonneuve, le temps d’un splendide tour de chant à l’image de l’imprévisible trajectoire musicale qu’elle emprunte depuis ses débuts en solo sur disque, il y a une douzaine d’années déjà. Vendredi soir, elle s’est tenue à distance des standards et des voies déjà chantées, proposant un répertoire de chansons de cabaret, de pop, de chanson française, de musique ancienne et de musique électronique, tous liés par cette voix à faire fondre les cœurs.En deux chansons, son univers était tracé. En ouverture, la chanson titre de son album « paru quelques heures plus tôt », a-t-elle relevé : « With Every Breath I Take », ballade de la comédie musicale City of Angels (1989), non pas accompagnée par le grand orchestre dirigé comme sur l’album par Jules Buckley (le même qui dirigera celui de St. Vincent dimanche à Wilfrid-Pelletier), mais par ses superbes accompagnateurs, Sullivan Fortner au piano, Yasushi Nakamura à la contrebasse et Kyle Poole à la batterie. Tout de suite après, « Second Guessing », tirée de l’ovni Oh Snap (2025), Fortner passant aux synthés qui sonnent comme parle R2-D2, Poole manipulant la boîte à rythme, McLorin Salvant faisant porter sa voix claire, si juste, jusqu’au dernier balcon.
Fabuleuse Cécile McLorin Salvant au FIJM
Vendredi soir, le festival a décerné à l’artiste franco-américaine son prix Ella-Fitzgerald.










