Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Musiques Musiques Musiques Culture Culture Culture Avec ses costumes absurdes, sa langue inventée et sa microtonalité, la nouvelle sensation de la scène musicale a habilement recyclé des concepts anciens et remplit des salles de concert partout dans le monde. Article réservé aux abonnés Même si le retour à la scène du rossignol de Charlemagne (Québec) a envahi cette année l’espace médiatique, la musique québécoise ne saurait se réduire à la légende vivante qu’est Céline Dion. Presque à l’autre bout du spectre esthétique, il va falloir aussi compter avec l’invraisemblable popularité qu’engrange depuis le printemps Angine de poitrine. Un duo expérimental et bien barré de Saguenay, ville québécoise qui était jusqu’ici connue pour son majestueux fjord. Sur le papier, ses chances de succès semblaient à peu près nulles. Pourtant la Place des Festivals, épicentre du Festival international de jazz de Montréal, est noire de monde dans la soirée du samedi 27 juin pour le concert gratuit que donne Angine de poitrine, devenu tête d’affiche de cette manifestation à la fois gigantesque, prestigieuse et populaire. Derrière la grande scène, l’espace devant un écran géant retransmettant le concert déborde également et prend des allures de fan zone de football. La sensation québécoise du moment était déjà présente lors de l’édition 2025 du festival mais elle avait dû alors se contenter de la dimension plus modeste réservée aux talents locaux. Un an plus tard, elle lui apporte une affluence record que seul Stevie Wonder avait auparavant égalée en ce lieu. Il vous reste 73.61% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.