De notre point de vue, la trajectoire de la carrière de Mon Laferte se mesure en deux salles : après avoir rempli Wilfrid-Pelletier l’an dernier à l’invitation du Festival international de jazz de Montréal, l’autrice-compositrice-interprète d’origine chilienne revient à la Place Bell avec les chansons — nouvelles, éclectiques — de son tout récent album Femme Fatale Vol. 2. Le concert, promet-elle en entrevue au Devoir, « sera beaucoup plus imposant ». Conversation sur le rôle de l’art et sur l’identité avec la vedette de la chanson alternative latino-américaine.Flatté sommes-nous de constater que Mon Laferte (de son vrai nom Norma Monserrat Bustamante Laferte) a choisi le Québec pour lancer sa tournée nord-américaine, laquelle visitera des arénas pouvant accueillir jusqu’à 19 000 spectateurs, un autre indice du rayonnement de la musicienne aujourd’hui résidente du Mexique.« Le concert que je vous ai offert l’an dernier était une affaire beaucoup plus simple et sobre », affirme Mon Laferte, qui dévoilait alors — avec les chansons du premier chapitre de son projet Femme Fatale, paru quelques mois après son escale à la Place des Arts — un album de chansons pop aux contours jazzés, proche de l’esprit cabaret. Elle y reprenait d’ailleurs en espagnol la chanson Mon homme, popularisée par Mistinguett dans les années 1920, revisitée depuis par Barbra Streisand, Etta James et même Regina Spektor.
La chanson nécessaire de Mon Laferte
L’autrice-compositrice-interprète mexico-chilienne est à la Place Bell ce vendredi soir.







