Exposition, volets, inertie thermique : pourquoi certains logements exemplaires au DPE tournent au four en été

Avec les fortes chaleurs, certains logements bien notés au DPE se transforment en véritables fours. Selon une étude de Pouget Consultants et l'Alliance des industriels des solutions électriques et numériques du bâtiment (Ignes), un tiers des logements classés A ou B ne seraient pas adaptés aux épisodes de canicule et peuvent être considérés comme des "bouilloires thermiques".

Cette limite tient à la logique même du DPE, conçu d'abord pour mesurer la consommation d'énergie et la capacité d'un logement à conserver la chaleur en hiver. Résultat : certains atouts en saison froide deviennent des handicaps en été, comme une exposition plein sud.

La surchauffe s'explique aussi par un manque de protections solaires. "Parfois, on a des fenêtres qui peuvent être performantes avec un double vitrage, par exemple, mais par contre, on n'a pas de volet. En hiver, ça vous permet de bénéficier des apports solaires, mais l'été, toute calorie qui va rentrer dans votre logement, après, vous allez avoir beaucoup de difficultés à la faire sortir", souligne sur RTL Anne-Sophie Perrissin-Fabert, déléguée générale d'Ignes.