Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Logement Logement Logement Tribune Alexandre Chapusot étudiant en économie Eric Mengus professeur associé d’économie La France connaît des épisodes de canicule à répétition qui obligent le parc immobilier à s’adapter. Or les économistes Alexandre Chapusot et Eric Mengus démontrent, dans une tribune au « Monde », qu’un double standard existe entre les logements dotés de chauffage électrique et ceux qui utilisent des énergies fossiles. Publié aujourd’hui à 17h55 Temps de Lecture 3 min. Article réservé aux abonnés Quel est le point commun entre la lutte contre le changement climatique, la prise en compte des enjeux géopolitiques et de souveraineté, la protection du pouvoir d’achat et la compétitivité des entreprises ? Tous partagent un même levier : l’électrification. Il est ainsi bienheureux que le gouvernement, à travers le plan d’électrification des usages annoncé ce printemps, compte massivement électrifier la France et ramener la part des énergies fossiles, coûteuses, polluantes et provenant de régions instables géopolitiquement, de 58 % à 40 % dans la consommation finale d’énergie. Afin d’atteindre cet objectif ambitieux, ce plan compte sur 22 mesures portant sur le réseau électrique, l’électrification des bâtiments, des transports ou des différents secteurs de l’économie. Ces mesures combinent des interdictions (du gaz dans les constructions neuves) tout comme des aides (pour l’installation des pompes à chaleur jusqu’à l’acquisition de voitures électriques). Le passage de la théorie à la pratique n’est cependant pas aisé. Au-delà de leur coût pour les finances publiques, déjà exsangues, quel sera le produit de ces mesures lorsqu’elles seront associées aux réglementations existantes ? Ces dernières sont-elles seulement favorables à l’électrification ? A titre d’exemple, nous montrons dans une note comment la réglementation actuelle autour des diagnostics de performance énergétique (DPE) conduit à pénaliser l’électricité malgré les modifications législatives récentes. Ce diagnostic, introduit en 2006, est un diagnostic opposable [depuis 2021] et obligatoire pour la vente ou la location d’un logement. Il est devenu un outil majeur de la politique énergétique française, et son étiquette a même un impact notable sur la valeur des biens immobiliers. En utilisant les données mises en accès libre par l’Agence de la transition écologique de l’intégralité des DPE, nous avons identifié que, dans les faits, les DPE conduisent à évaluer les logements utilisant principalement de l’électricité sur une grille différente de celle des autres logements, notamment ceux qui utilisent des énergies fossiles. Il vous reste 65.45% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Diagnostic de performance énergétique : « Comment la réglementation actuelle pénalise l’électricité au profit des énergies fossiles »
TRIBUNE. La France connaît des épisodes de canicule à répétition qui obligent le parc immobilier à s’adapter. Or les économistes Alexandre Chapusot et Eric Mengus démontrent, dans une tribune au « Monde », qu’un double standard existe entre les logements dotés de chauffage électrique et ceux qui utilisent des énergies fossiles.







