Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Canicules et vagues de chaleur Canicules et vagues de chaleur Canicules et vagues de chaleur Tribune Damien Barbosa Coordinateur du collectif Rénovons Une rénovation thermique performante permet de maintenir jusqu’à 10 °C d’écart entre l’intérieur et l’extérieur de l’habitation, et de diviser par trois les besoins en refroidissement, observe, dans une tribune au « Monde », Damien Barbosa, coordinateur du collectif Rénovons. Publié aujourd’hui à 10h00 Temps de Lecture 4 min. Article réservé aux abonnés Dans une tribune publiée dans Le Monde, le 6 juillet, l’expert en énergies Cédric Philibert affirme que l’isolation serait devenue contre-productive face aux canicules parce qu’elle « garderait la chaleur à l’intérieur ». Outre que cette affirmation est contraire à la physique du bâtiment, elle relance, au moment où la France affronte sa troisième vague de chaleur en deux mois, un débat qui n’en finit pas. Les canicules étant plus fréquentes et plus intenses, faut-il encore investir dans l’isolation des logements ou miser avant tout sur les pompes à chaleur et sur la climatisation ? La question est mal posée, car elle oppose deux solutions qui ne répondent pas au même problème. Une pompe à chaleur est un formidable outil de décarbonation. En remplaçant une chaudière au gaz ou au fioul, elle permet de réduire fortement les émissions de gaz à effet de serre grâce à une électricité française en grande partie décarbonée. Elle constitue un levier essentiel de la transition énergétique. Cependant, une pompe à chaleur ne rénove pas un logement. Elle ne corrige ni une toiture qui accumule la chaleur, ni des murs mal isolés, ni des vitrages dépourvus de protections solaires. Elle produit du chauffage en hiver, du rafraîchissement lorsqu’elle est réversible. Elle ne réduit pas les besoins du logement : elle y répond. C’est précisément le rôle de la rénovation énergétique. Une isolation ne « garde » pas la chaleur : elle ralentit les transferts thermiques. En hiver, elle empêche la chaleur intérieure de s’échapper. En été, elle ralentit la pénétration de la chaleur extérieure. Dire que l’isolation est devenue un handicap parce qu’il fait plus chaud revient à oublier sa fonction première, à savoir limiter les échanges entre l’intérieur et l’extérieur. Encore faut-il ne pas réduire la rénovation énergétique à quelques centimètres d’isolant, car le confort d’été repose sur une approche globale : une enveloppe performante, des protections solaires extérieures, une ventilation optimisée et des usages adaptés. Aucun de ces leviers ne remplace les autres ; ils se renforcent mutuellement. Les résultats sont d’ailleurs sans appel. Il vous reste 66.71% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
« La rénovation énergétique d’un logement ne concurrence pas la pompe à chaleur : elle la rend plus efficace »
TRIBUNE. Une rénovation thermique performante permet de maintenir jusqu’à 10 °C d’écart entre l’intérieur et l’extérieur de l’habitation, et de diviser par trois les besoins en refroidissement, observe, dans une tribune au « Monde », Damien Barbosa, coordinateur du collectif Rénovons.







