Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Critique littéraire Critique littéraire Critique littéraire Récits Récits Récits Chronique François Angelier Collaborateur du « Monde des livres » Le journal des lectures en poche du journaliste. Publié hier à 19h00 Temps de Lecture 2 min. Article réservé aux abonnés « Paris. Musée du XXIe siècle. Le 18e arrondissement », de Thomas Clerc, Minuit, « Double », 624 p., 12,50 €. « Le Paris de François Mauriac », d’Anne-Marie Cocula et Jean Touzot, Alexandrines, « Le Paris des écrivains », 140 p., 11 €. « Paris », d’Annemarie Schwarzenbach, traduit de l’allemand (Suisse) par Dominique-Laure Miermont-Grente et Nicole Le Bris, préface de Nicole Le Bris, Payot, « Poche littérature », inédit, 112 p., 8 €. A qui veut « se faire » Paris, comme on le dit des déserts chics et des sommets fameux, il importe de bien choisir son style et son mode d’agir. On peut emboîter la plume d’Aragon et se faire le « paysan » de ce terroir magique (Le Paysan de Paris, 1926), on peut « marcher » la ville comme on chante un air, à la Léon-Paul Fargue (Le Piéton de Paris, 1939), se laisser porter par la ville, comme le fit Guillaume Apollinaire, par un flot où surnagent histoires intimes et anecdotes historiques (Le Flâneur des deux rives, 1918), rôder et scruter comme Louis-Sébastien Mercier et Restif de La Bretonne. Le mieux est sans doute de croiser la dérade surréaliste et le pointage érudit, la semelle de crêpe et le nez au vent, Jacques Hillairet (à éditer en poche, d’ailleurs) et André Breton. Ce que fait Thomas Clerc, dans Paris. Musée du XXIe siècle, en se plaçant sous l’invocation de Walter Benjamin, maître en ce type de croisement. Après le 10e arrondissement, objet, en 2007, d’une explicitation poétique de haute intensité, c’est au 18e d’être mis sous le pied comme une bestiole sous la lentille. Ayant décidé de poser son sac rue Marc-Seguin, Thomas Clerc déambule carnet en main, l’œil aux aguets, avec une méticuleuse ardeur de fourmilier, ne laissant rien passer : dimension de la rue, décompte des commerces, évaluation du paysage et du bâti et, surtout, approche et contact avec les résidents, même si c’est parfois à un banc de servir de toit, au trottoir de faire fonction d’adresse. Il vous reste 50.65% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
La chronique « poches parisiens » de François Angelier : Thomas Clerc, François Mauriac et Annemarie Schwarzenbach
CHRONIQUE. Le journal des lectures en poche du journaliste.
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