Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Livres Livres Livres Les conversations du Monde des livres Les conversations du Monde des livres Les conversations du Monde des livres Rencontre avec l’auteur-compositeur alors qu’il publie son deuxième roman, « Comme on quitte un imperméable », où il relate la naissance de son âme d’artiste, son double, le personnage de chanson qu’il s’est créé dès ses débuts. Article réservé aux abonnés Thomas Fersen est le nom qu’il s’est choisi – Thomas signifie « jumeau » en araméen. En hommage, aussi, au footballeur Tomas Boy et à Axel de Fersen, un amant de Marie-Antoinette. « Quand on choisit le cabaret, il faut se raccourcir le blase, lui infliger le couperet », écrit-il. Mais avec qui, au juste, a-t-on rendez-vous ? Le chanteur-écrivain, ou le personnage de chanson qu’il s’est créé depuis Le Bal des oiseaux (1993), son premier disque ? Comme un fait exprès, on le retrouve au Café sans nom, à Paris… Dans Mon frère c’est Dieu sur Terre, spectacle tiré de son premier livre, Dieu sur Terre (L’Iconoclaste, 2023), il présentait ce double, exagération drolatique de lui-même, en « indécrottable adolescent nonchalant et paresseux qui déambule dans [s]es histoires depuis trente ans ». Il y revient, autrement, dans son nouveau livre, Comme on quitte un imperméable. C’est avec ces figures iconoclastes que l’on devise autour d’un sirop d’orgeat : l’homme mutin, chapeauté, qui sourit en racontant ses jeux à saute-mouton entre l’habit de ménestrel et celui de poète-romancier, est eux tous à la fois. Le premier rêve qui l’a chatouillé, raconte-t-il au « Monde des livres », c’est l’écriture. La découverte des Thibault, de Roger Martin du Gard (Gallimard, 1922-1940), à 10 ans, lui donne l’idée d’écrire un roman sur sa propre famille. « Un pastiche si mauvais », à ses dires, que ce « traumatisme » le pousse à ranger sa plume au placard – celle du romancier, en tout cas – pendant plus de trois décennies… « Au lieu de passer par le portail, je suis passé par la porte des cabinets, rit-il, et j’ai écrit des chansons. » Il vous reste 84.7% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Thomas Fersen : « J’aime peindre les personnages et raconter leur histoire, moins les sentiments »
Rencontre avec l’auteur-compositeur alors qu’il publie son deuxième roman, « Comme on quitte un imperméable », où il relate la naissance de son âme d’artiste, son double, le personnage de chanson qu’il s’est créé dès ses débuts.






