Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Livres Livres Livres Les conversations du Monde des livres Les conversations du Monde des livres Les conversations du Monde des livres Alors que paraît un recueil de nouvelles, « La Onzième Heure », l’écrivain, rencontré à Paris, parle peu de l’actualité – Trump, guerres et autres crises –, mais préfère évoquer son retour à la fiction, l’Inde de son enfance et la fin, toutes les fins, dans la vie comme en littérature. Article réservé aux abonnés Deux gros bras à l’entrée des éditions Gallimard, à Paris. « C’est le ministère français [de la culture] qui a décidé cela », explique Salman Rushdie, comme s’il s’excusait. Il ajoute qu’à New York, où il vit, il se déplace sans escorte policière. Lorsqu’on le questionne plus avant cependant, l’auteur des Versets sataniques (éd. Christian Bourgois, 1989) esquive : « Je préfère ne pas parler de sécurité. » Près de quatre ans après l’attaque au couteau qui a failli lui coûter la vie, en août 2022, Salman Rushdie est de passage à Paris pour présenter son nouveau livre, un recueil de nouvelles, La Onzième Heure. Vu de profil – installé dans un coin de canapé, son « bon œil » tourné vers son interlocuteur –, rien ou presque ne trahit le calvaire traversé depuis l’agression. Il répète qu’il va bien. Qu’il est heureux d’être en France. Il parle avec une légèreté presque déroutante, comme si l’événement appartenait déjà à une autre existence. « C’est qu’il ne s’est rien passé, plaisante-t-il. Rien de récent, en tout cas. » En réalité, quelque chose d’essentiel s’est produit. Il a retrouvé le chemin de la fiction. Et c’est manifestement le seul sujet dont il a ce jour-là envie de parler. Il vous reste 89.06% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.