Temps de Lecture 3 min.
Article réservé aux abonnés
En graphiquesLors des canicules, le corps dispose de deux mécanismes principaux pour se rafraîchir : la vasodilatation et la sudation. Mais, quand ce système est dépassé, le cœur est l’un des premiers organes touchés, ce qui entraîne une hausse des événements cardio-vasculaires graves pendant ces périodes.
A chaque canicule, la hausse des températures met les organismes à rude épreuve. Pour bien fonctionner, le corps humain doit en effet se maintenir entre 36 °C et 38 °C, un véritable défi quand la température extérieure grimpe au-delà de 40 °C, d’autant plus pour les personnes dont le système de protection n’est pas encore, ou plus tout à fait, opérationnel, c’est-à-dire aux âges extrêmes de la vie, en cas de comorbidité ou d’affaiblissement temporaire, par exemple lors de la prise de médicaments. C’est pourquoi la grande majorité de celles qui meurent des effets de la canicule (85 %) ont plus de 65 ans.
Tout d’abord, les vaisseaux sanguins se dilatent pour rediriger le sang des zones profondes du corps préférentiellement vers sa périphérie. Là, à la surface de la peau, des transferts de chaleur peuvent alors s’opérer par rayonnement infrarouge dans un environnement plus frais, par convection vers de l’air (ventilateur) ou du liquide (bain), ou par conduction vers une surface plus froide.







