Serge Bouthez, au camping du Pont de Lunel (Hérault), un jour de canicule, le 12 août 2025. CLAIRE GABY/ DIVERGENCE POUR « LE MONDE »
A tous les âges, la chaleur peut représenter un risque pour la santé. Depuis le 8 août, début de la deuxième vague de chaleur de l’été, le nombre de passages aux urgences en lien avec cet épisode est en augmentation, avec plus de cent par jour, a annoncé Santé publique France (SPF) dans son bulletin Canicule et santé publié mercredi 13 août. La hausse est particulièrement forte chez les 15-44 ans (+ 100 %), majoritairement pour des hyperthermies et des coups de chaleur. Entre le 8 et le 11 août, 45 % de la population ont été concernés par au moins un jour de vigilance orange, rappelle SPF.
Lors de la première canicule de l’été, qui a touché soixante départements entre le 19 juin et le 6 juillet, 480 morts de plus que la normale ont été enregistrées en France, selon de premières estimations de SPF, qui seront consolidées dans un bilan en septembre. Les personnes de plus de 75 ans ont payé un tribut particulièrement lourd, puisqu’elles représentent 85 % de cette mortalité en excès toutes causes confondues.
Contrairement à d’autres espèces animales dont la température interne fluctue avec leur milieu, les humains doivent maintenir leur corps dans une fourchette de 36 °C à 38 °C pour assurer un fonctionnement normal des cellules. Le système de thermorégulation est géré au niveau de l’hypothalamus, une petite glande de la taille d’une amande située à la base du cerveau, ainsi que par un réseau de récepteurs situés dans la peau et les muscles.






