Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Justice Justice Justice Tribune Vincent Duclert Historien, chercheur à l’Ecole des hautes études en sciences sociales/CESPRA Le 12 juillet 2026 marquera le 120ᵉ anniversaire de l’arrêt historique de la Cour de cassation qui innocentait le Capitaine Dreyfus. Alors que la plus haute juridiction est à nouveau au cœur de l’actualité, Vincent Duclert, dans une tribune au « Monde », convoque cette mémoire comme la preuve que ses magistrats peuvent braver la violence de la rue et la raison d’État. Publié aujourd’hui à 19h00 Temps de Lecture 3 min. Article réservé aux abonnés La Cour de cassation est doublement sous le feu de l’actualité. Le 7 juillet, Marine Le Pen a formé un pourvoi devant la plus haute juridiction française. Son pourvoi « suspend l’exécution de l’arrêt » de la cour d’appel l’ayant condamné une nouvelle fois pour détournement de fonds publics. Après avoir voué les magistrats aux gémonies lors de sa condamnation en première instance, puis avoir déclaré le 4 juillet à Liévin (Pas-de-Calais) que la décision attendue « peut contrecarrer le fonctionnement démocratique [du] pays » [sic], Marine Le Pen opère un renversement complet de son rapport à la justice : que la procédure légale du pourvoi lui permette de se présenter à l’élection présidentielle n’est pas étrangère à son soudain légalisme. Elle redevient en effet présumée innocente. En raison de ce pourvoi, la condamnation comme les peines sont suspendues le temps que la Cour de cassation rende son arrêt. Il vous reste 83.76% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Vincent Duclert, historien : « L’affaire Dreyfus rappelle la capacité de la Cour de cassation à faire face aux dossiers les plus complexes »
TRIBUNE. Le 12 juillet 2026 marquera le 120ᵉ anniversaire de l’arrêt historique de la Cour de cassation qui innocentait le Capitaine Dreyfus. Alors que la plus haute juridiction est à nouveau au cœur de l’actualité, Vincent Duclert, dans une tribune au « Monde », convoque cette mémoire comme la preuve que ses magistrats peuvent braver la violence de la rue et la raison d’État.










