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partir de 1898, l’affaire Dreyfus, qui a débuté en 1894, devient un scandale politico-judiciaire majeur. Cet officier français, juif, Alsacien ayant choisi la France en 1871, est accusé à tort de trahison au profit de l’Allemagne. Condamné sur la base de faux, il est dégradé et envoyé au bagne. Il incarne la victime de la raison d’Etat et de l’antisémitisme, dans un contexte où l’armée, la presse, le monde politique et la société sont largement contaminés par la haine des juifs.
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Pendant ses années de bagne (1895-1899), une immense mobilisation intellectuelle et politique se forme pour faire éclater la vérité, autour de son frère Mathieu, de l’écrivain Bernard Lazare et, entre autres, d’Emile Zola, de Charles Péguy, Jean Jaurès… Alfred Dreyfus (1859-1935) devient une figure emblématique.
On l’a longtemps vu comme un « officier falot », ainsi que le rappelle Philippe Collin dans son podcast pour France Inter « Alfred Dreyfus : le combat de la République ! », un symbole passif de l’innocence. Sa réhabilitation en 1906, après sa grâce en 1899, lui rend l’honneur, mais non sans injustice : le gouvernement omet de prendre en compte ses années de bagne dans son avancement. Il démissionne mais continue de défendre publiquement la vérité de son innocence. Il se réengage de 1914 à 1918. Il meurt en 1935.






