Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Argent & Placements Argent & Placements Argent & Placements Vie quotidienne Vie quotidienne Vie quotidienne Chronique Rafaële Rivais Le cadre a contesté son licenciement pour faute grave et saisi le conseil de prud’hommes. Publié aujourd’hui à 14h00 Temps de Lecture 2 min. Article réservé aux abonnés Le fait de percer le mur de l’entreprise sans autorisation pour installer la gaine d’évacuation d’un climatiseur constitue-t-il une faute ? Si oui, de quelle nature ? Telle est la question que pose l’affaire suivante. En 2011, M. X, alors âgé de 22 ans, est embauché par contrat de travail à durée déterminée en qualité d’équipier de caisse à Electro Dépôt, une société spécialisée dans le commerce d’appareils électroménagers. Bientôt engagé par contrat à durée indéterminée en qualité d’équipier magasin (statut d’employé), il est promu, en 2016, directeur adjoint commerce (avec le statut d’agent de maîtrise puis de cadre). Mais, le 2 septembre 2019, il reçoit une lettre de licenciement lui reprochant notamment les faits suivants : « Le 7 juin 2019, vous avez, sans aucune autorisation et de votre propre chef, fragilisé la structure du bâtiment en perforant un mur du local SAV afin de positionner un extracteur d’air dans le but d’installer un climatiseur. » La lettre, signée par le directeur, précise : « En effet, estimant que, pour votre confort, il était nécessaire de placer un climatiseur, vous avez réalisé un trou dans la cloison afin d’y faire passer une gaine. » « Or, ajoute le directeur, en aucun cas, vous n’étiez habilité ni compétent pour réaliser des travaux sur un bâtiment. En agissant ainsi, (…) vous auriez pu perforer des gaines électriques, ce qui aurait pu avoir des conséquences graves pour vous-même ou pour nos collaborateurs. » Insubordination De plus, précise le responsable, « vous avez réalisé ce trou [en] profitant de l’absence de votre ancien directeur puisqu’il était en train de faire passer des entretiens ». Enfin, « lors de l’entretien [préalable au licenciement], vous avez nié en expliquant que le trou était déjà présent », affirmation démentie par une collaboratrice qui l’a vu réaliser les travaux. L’employeur, qui lui reproche également de n’avoir pas formé certains salariés aux consignes de sécurité et d’avoir « manqué de transparence » avec ses « propres manageurs », le licencie pour faute grave, ce qui le prive de ses indemnités et de son préavis. Il vous reste 38.88% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.