Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Patrimoine Patrimoine Patrimoine Tribune Nicholas Cullinan Directeur du British Museum La France vient de livrer la tapisserie de Bayeux au Royaume-Uni, qui l’accueillera jusqu’en 2027. Un geste exceptionnel qui parachève mille ans d’histoire commune, mesure Nicholas Cullinan, directeur du musée londonien, dans une tribune au « Monde ». Publié aujourd’hui à 06h50 Temps de Lecture 1 min. Read in English Article réservé aux abonnés Aujourd’hui, mille ans d’histoire prennent vie. La tapisserie de Bayeux est arrivée au British Museum, à Londres : c’est la première fois qu’elle traverse la Manche depuis sa création, dans les années 1070. Pour les Britanniques, elle raconte le moment où leur histoire a basculé. La conquête normande a profondément transformé la monarchie, la langue, le droit et, en définitive, le pays que le Royaume-Uni est devenu. Chaque écolier britannique apprend l’importance de l’année 1066, et la fascination durable qu’exerce la tapisserie de Bayeux est pour beaucoup dans cette mémoire collective. Pourtant, jusqu’à aujourd’hui, personne n’avait jamais pu l’admirer sur le sol britannique. Ce n’est pas rien. Depuis près d’un millénaire, la France veille sur l’un des plus grands trésors du patrimoine mondial. Des générations de conservateurs et de gardiens français ont permis à cette œuvre exceptionnelle de traverser les siècles, les révolutions, les guerres et les occupations. Ils n’ont pas seulement préservé un chef-d’œuvre de l’art médiéval ; ils ont protégé un chapitre commun de l’histoire européenne. Il vous reste 62.45% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Prêt de la tapisserie de Bayeux au British Museum : « C’est une marque d’amitié et, plus encore, une preuve de la confiance profonde qui unit les deux nations »
TRIBUNE. La France vient de livrer la tapisserie de Bayeux au Royaume-Uni, qui l’accueillera jusqu’en 2027. Un geste exceptionnel qui parachève mille ans d’histoire commune, mesure Nicholas Cullinan, directeur du musée londonien, dans une tribune au « Monde ».














