Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Culture Culture Culture Patrimoine Patrimoine Patrimoine Avant le prêt et le transport, en juillet vers le Royaume-Uni, de la fragile broderie de 70 mètres de long à l’occasion d’une exposition, une nouvelle étude évaluant les risques de ce déplacement, dévoilée mercredi, livre un avis favorable. Read in English Article réservé aux abonnés Deux fois seulement en plus de mille ans, la tapisserie de Bayeux, broderie millénaire du XIe siècle relatant sur 70 mètres de long les exploits de Guillaume le Conquérant (vers 1027-1087), a quitté son écrin normand. La première fois en 1803, sous Napoléon (1769-1821), pour galvaniser les troupes avant d’envahir l’Angleterre. La seconde, sous l’occupation nazie. Autant dire que l’annonce en 2025 par Emmanuel Macron de son prêt au British Museum, à Londres, de septembre 2026 à juin 2027, a fait l’effet d’une bombe. Car cette broderie extralarge est hautement fragile. Un diagnostic, réalisé en 2021 par un groupement de restauratrices, est vertigineux : 24 000 taches, 16 445 plis, près de 10 000 altérations et une trentaine de déchirures. Elle craque imperceptiblement de partout. Pour de nombreux spécialistes, faire voyager cette œuvre classée au registre « Mémoire » de l’Unesco en tant qu’« œuvre vulnérable » et « source documentaire unique au monde » est une pure folie. Une pétition contre ce prêt, lancée à l’été 2025 par La Tribune de l’Art, a récolté plus de 78 000 signatures. Il vous reste 86.97% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.