Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Coupe du monde 2026 Coupe du monde 2026 Coupe du monde 2026 Chronique Gilles Paris Editorialiste au « Monde » Excepté la mise au ban de la Russie par les instances européennes et internationales depuis son agression de l’Ukraine en 2022, la géopolitique du football n’a pas grand-chose à voir avec la géopolitique tout court, même si la compétition est riche d’enseignements, relève Gilles Paris, éditorialiste au « Monde », dans sa chronique. Publié aujourd’hui à 05h30, modifié à 10h15 Temps de Lecture 4 min. Article réservé aux abonnés Les apparences peuvent être trompeuses. Le fait que les instances dirigeantes du football international aient immédiatement obtempéré à l’injonction du président des Etats-Unis de lever la suspension pour un match crucial du buteur de l’équipe américaine, Folarin Balogun, pourrait donner le sentiment que la force prime sur le droit y compris pour cette forme de soft power que constitue le ballon rond. Selon cette logique, le football serait ainsi devenu la continuation de la remise en cause de l’ordre mondial, par d’autres moyens, par le même président des Etats-Unis. Les refus de visa américain opposés aux supporteurs de certains pays, l’expulsion d’un arbitre venu de Somalie et le contrôle particulièrement tatillon, à leur arrivée, des joueurs de certaines sélections la confirmant à leur manière. Grand ordonnateur d’une Coupe du monde organisée en Russie, en 2018, après l’annexion unilatérale de la Crimée et l’ouverture d’une guerre d’usure dans le Donbass, Gianni Infantino, le président de la Fédération internationale de football (FIFA), s’est fait un nom en matière d’obséquiosité envers les puissants. Gratifier le président américain, Donald Trump, d’un « prix de la paix » inventé pour l’occasion, moins de trois mois avant que ce dernier plonge une nouvelle fois le Moyen-Orient dans la guerre et la dévastation, a constitué un sommet qu’il sera difficile d’égaler. Il vous reste 76.26% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.