Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Politique Politique Politique Marine Le Pen Marine Le Pen Marine Le Pen Malgré sa condamnation à un an de prison ferme pour « détournement de fonds publics », la députée (RN) du Pas-de-Calais voit dans l’absence d’inéligibilité ferme un trou de souris dans lequel s’engouffrer. Plutôt prendre le risque de finir la campagne sous bracelet électronique que laisser la place à Jordan Bardella. Article réservé aux abonnés Et Marine Le Pen reprit la main. Condamnée mais trompe-la-mort, la députée (Rassemblement national, RN) du Pas-de-Calais s’est faufilée, mardi 7 juillet, dans un trou de souris ouvert par la justice, en déclarant sa candidature à l’élection présidentielle de 2027. En cela, elle dément ses plus anciennes convictions, qui portaient haut l’exigence de morale dans la vie publique, et ses plus récentes intuitions, faites en privé, ces dernières semaines : elle ne ferait rien qui mette en péril son camp. La voilà passant du risque zéro au risque-tout, puisque la « candidate naturelle » du parti d’extrême droite se met en position de finir sa campagne présidentielle sous le régime du bracelet électronique, une situation qu’elle décrivait pourtant comme « impossible ». Reconnue coupable de « détournement de fonds publics », la présidente du groupe RN à l’Assemblée nationale a été punie d’une peine d’inéligibilité de quarante-cinq mois, dont quinze ferme déjà purgés depuis le 31 mars 2025, et d’une peine de trois ans de prison dont un ferme, sous la forme d’une détention à domicile sous surveillance électronique. Il vous reste 89.04% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.