Cette semaine, The Roots fait son grand retour au Zénith et The Weeknd débarque pour quatre Stade de France. Et pour le reste ? Voici notre sélection de concerts du 8 au 11 juillet. Après quatorze ans d’absence sur scène en France, The Roots sera jeudi au Zénith de Paris pour une date unique dans l’hexagone. SP Par Erwan Perron Publié le 07 juillet 2026 à 17h00 The Roots au Zénith Après quatorze ans d’absence sur scène en France, c’est peu dire que le retour de The Roots à Paris est un événement. Légendes du hip-hop américain, devenus depuis quelques années ambianceurs sur le plateau du talk-show de Jimmy Fallon, les parrains d’un rap sombre et militant, qu’ils frottent au jazz, à la soul ou même au rock comme personne, en dignes héritiers de Gil Scott-Heron et des Last Poets, reviennent pour une date unique, forts d’une aura intacte et inégalée. s Le 9 juillet, 20h, Zénith, 211, avenue Jean-Jaurès, 19e, 01 44 52 54 56. (74,60-99,90 €). The Weeknd au Stade de France On commence par un potin ? La (dispensable) chanteuse Selena Gomez n’aurait pas apprécié les ressemblances entre The Idol (2023), la série coécrite et coproduite par son ex-petit ami Abel Makkonen Tesfaye, alias le chanteur canadien The Weeknd, et son histoire personnelle. Elle a cependant renoncé à porter l’affaire devant les tribunaux. Il en est d’autres qui pourraient presque porter plainte contre la star du R’n’B : les ayants droit de Michael Jackson. Car la voix, le son, une aura entourée de mystère… Depuis ses débuts, The Weeknd marche sensiblement sur les pas de celui qu’on a surnommé le King of Pop. De là à faire de son inégal Starboy (2016), enregistré avec les Daft Punk, Kendrick Lamar ou Lana Del Rey, l’équivalent de Thriller (1983)… Du 8 au 12 juillet, 19h, Stade de France, avenue du Président-Wilson, 93200, Saint-Denis. (68,50-200,50 €). Hypnotic Brass Ensemble au New Morning Débarqués de Chicago et repérés sur les albums de Gorillaz, de Mos Def ou encore d’Erykah Badu, ces neuf Bad Boys of Jazz, comme on les a surnommés (six cuivres, une batterie, une guitare, une basse), ne sont jamais meilleurs que sur scène. Dans une veine hip-hop groove, ils sont définitivement les patrons. Un must. s Le 8 juillet, 20h30, New Morning, 7-9, rue des Petites-Écuries, 10e, 01 45 23 51 41. (30,80 €). Darkside à la Gaîté Lyrique Les Américains Nicolas Jaar et Dave Harrington, récemment rejoints par le percussionniste Tlacael Esparza, continuent de s’inspirer de la pop de la décennie d’or, 1975-1985. Sur leur dernier disque, Nothing (2025), ils s’éloignent, sans tout à fait l’abandonner, de ce son électro à résonance « pinkfloydienne » qui a fait leur succès. Entre les guitares maquillées, emplies d’écho, de Harrington, et la voix et les rythmiques organiques de Jaar, l’hypnose est totale. On les a toujours vus magiques en concert. r Du 8 au 9 juillet, 18h15 et 21h45, Gaîté Lyrique, 3bis, rue Papin, 3e. (35 €). Vulfpeck à l’Accor Arena « Pourquoi les Vulfpeck sont-ils à ce point détestés ? » interrogeait récemment un forum américain. Et certains internautes d’accabler « un groupe de vanilla funk » : trop lisse, « trop WASP » et manquant de sincérité. Trop blanc ? C’est oublier son (honnête) chanteur afro-américain, Antwaun Stanley. Et c’est aussi oublier que Jack Stratton, Theo Katzman, Woody Goss et Joe Dart, qui se sont rencontrés à l’époque où ils étaient musiciens payés à la session pour le studio Vulf Record, à Los Angeles, déploient sur disque un groove contagieux. Ne reste plus qu’à les entendre en vrai. Le 9 juillet, 20h, Accor Arena, 8, boulevard de Bercy, 12e, 08 92 39 04 90. (56,50-91,50 €). Free Your Funk : Questlove, Gilles Peterson, Chassol à La Bellevilloise Dans les années 2000, c’était une quasi-habitude : sitôt son concert terminé, l’excellent batteur-producteur Questlove (The Roots) donnait un DJ set lettré lors d’une soirée organisée par le collectif parisien Free Your Funk. Il renoue avec cette belle tradition, entouré du Londonien Gilles Peterson, de retour du Worldwide Festival, qu’il a lancé à Sète, et du Parisien Christophe Chassol, dont le cinquième album, Funny How ? tourne en boucle sur notre platine. s Le 9 juillet, 20h, La Bellevilloise, 19-21, rue Boyer, 20e, 01 46 36 07 07. (27-35 €). Yellowman & The Upper Cut au Cabaret sauvage Qui se souvient du rub-a-dub ? Très loin du mysticisme des rastas, un style de reggae né à la toute fin des années 1970 reposant sur une instrumentation squelettique, privilégiant la blague et la frime, goûtant les histoires salaces. Bref, un reggae de mauvais garçons, ancêtre du dancehall aujourd’hui en vogue à la Jamaïque, et dont Winston Foster, alias Yellowman, était le patron incontesté. À 70 ans, l’auteur entre autres hits de Zungguzungguguzungguzeng (1983) se rappelle à notre souvenir. Le 10 juillet, 20h, Cabaret sauvage, parc de la Villette, 19e, 01 42 09 03 09. (20-28 €). Bon Entendeur au Château de Vincennes Qu’ont en commun l’acteur Jean Dujardin, le général de Gaulle et Jacques Brel ? Sur fond de house, de disco ou de jazz hip-hop, leurs voix ont été samplées sur les mixtapes rigolotes du groupe, à écouter sur bonentendeur.com. En formule concert, en dépit d’un savoir-faire certain, les trois DJ et producteurs sombrent, hélas, trop souvent dans une facile « variétoche » mâtinée de house music… q Le 10 juillet, 21h, Château de Vincennes, 1, avenue de Paris, 94300, Vincennes. (2,50-3 €).
The Roots, The Weeknd, Vulfpeck… Huit concerts électro et rap cette semaine à Paris
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