Thierry Célestin
Head of Private Assets Client Services, Lombard Odier
Publié le 06 juillet 2026 à 16:51. / Modifié le 06 juillet 2026 à 16:52.
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De nombreux grands fonds de buyout restent confrontés à un environnement difficile. En effet, le stock des participations demeure important, en particulier depuis 2023 et 2024, la durée moyenne de détention s’étant allongée à sept ans, selon les données de Bain & Co., contre cinq ans historiquement. Cette situation pèse sur les rendements, tandis que la baisse des distributions de liquidités aux investisseurs a freiné l’appétit pour de nouvelles allocations, rendant l’environnement de levée de fonds plus complexe.Des signaux plus encourageants ont toutefois émergé récemment. Une importante vague d’introductions en bourse (IPO), amorcée par SpaceX à la mi-juin, a ravivé l’espoir d’une augmentation de la liquidité et d’une reprise de l’activité transactionnelle. De surcroît, l’accord intérimaire entre les Etats-Unis et l’Iran devrait contribuer à contenir les répercussions économiques du choc énergétique et à garder les anticipations d’inflation sous contrôle. Enfin, les flux nets de distributions des fonds de private equity se sont récemment normalisés, après trois années d’activité réduite.Dans ce contexte, les conditions sur les marchés non cotés devraient poursuivre leur normalisation. Sur le long terme, le private equity a surperformé les marchés cotés, malgré la forte progression des marchés actions au cours des trois dernières années. Dans l’environnement actuel, une approche différenciée, fondée sur la conviction et l’expertise, reste essentielle. Notre positionnement en private equity privilégie le segment du mid-market, qui présente plusieurs atouts structurels.









