Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Canicules et vagues de chaleur Canicules et vagues de chaleur Canicules et vagues de chaleur Pour des raisons budgétaires, Matignon a décidé de supprimer une petite structure interministérielle chargée d’animer les réflexions d’élus, de chercheurs et d’habitants afin de permettre un partage des savoirs sur ce sujet essentiel. Article réservé aux abonnés Les villes comme les bourgs, les lotissements comme les grands ensembles chauffent. Les habitants qui vivent dans des logements mal conçus, mal isolés, façade plein sud, sans volets, stressent à chaque fois que le thermomètre dépasse les 30 ºC, cuisent quand la canicule s’installe. Certains en meurent. Des arbres dépérissent, l’eau manque ou ravage tout. Adapter le bâti et les territoires au climat du XXIe siècle en tentant de ne pas aggraver le réchauffement à l’œuvre, voilà précisément ce qu’un ensemble de programmes de recherche, impulsés par l’Etat, menés par des élus, des chercheurs et des habitants, propose depuis des années. Les métropoles s’en saisissent, plusieurs dizaines de communes s’en réjouissent. Une petite structure interministérielle méconnue, le groupement d’intérêt public nommé L’Europe des projets architecturaux et urbains (GIP-EPAU) joue un rôle-clé dans le pilotage et l’animation de ces dispositifs : 220 projets sont en cours, y compris en outre-mer. Une vingtaine de personnes, qui répartissent une dizaine de millions d’euros partout en France, s’emploient à ce que les regards et les disciplines se croisent et que chacun sorte de son silo. Une nécessité, et un gage d’efficacité, pour répondre à la complexité de la crise climatique. Le gouvernement de Sébastien Lecornu a pourtant décidé de tout dissoudre, purement et simplement. Et ce, malgré l’alerte lancée en janvier dans Le Monde, dans une tribune signée par plus d’un millier de personnes (scientifiques, élus, anciens ministres, architectes, urbanistes, géographes) qui redoutaient cette issue dont les prémices avaient été annoncées en décembre. Il vous reste 77.49% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
En pleine vague de chaleur, le gouvernement met fin aux programmes de recherche sur l’adaptation des logements et des territoires
Pour des raisons budgétaires, Matignon a décidé de supprimer une petite structure interministérielle chargée d’animer les réflexions d’élus, de chercheurs et d’habitants afin de permettre un partage des savoirs sur ce sujet essentiel.







