Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Médias Médias Médias Tribune Pauline Dauvin vice-présidente de Netflix France chargée de la création française La dirigeante, chargée de la création française, dénonce, dans une tribune au « Monde », l’imposition de quotas minimaux aux plateformes pour certains genres cinématographiques. Elle annonce avoir déposé un recours devant le Conseil d’Etat afin de préserver la liberté éditoriale et de pérenniser ses investissements dans l’Hexagone. Publié aujourd’hui à 09h00 Temps de Lecture 3 min. Article réservé aux abonnés Netflix investit désormais plus de 250 millions d’euros chaque année dans des séries, des films et des documentaires français, ce qui fait de nous l’un des principaux partenaires privés de la création dans le pays. Depuis notre lancement en France, en 2014, nous avons produit plus de 160 films et séries localement, de Lupin à Sous la Seine, de Tapie à Ad Vitam, contribué à hauteur de plus de 2 milliards d’euros à l’économie française, et soutenu des dizaines de milliers d’emplois, selon des données et études internes. Nous travaillons main dans la main avec les créateurs pour bâtir une offre qui met en valeur l’excellence française, soutient de nouveaux talents et fait résonner des histoires au cœur du débat public. Nos documentaires suscitent des conversations importantes et contribuent à faire évoluer les points de vue sur de nombreux sujets de société, comme avec l’affaire Cantat et l’affaire Grégory, ou, plus récemment, avec Le Bus : les Bleus en grève [sur le psychodrame qu’a vécu l’équipe de France de football lors de la Coupe du monde 2010, en Afrique du Sud]. Dans le domaine de l’animation, nous mettons en lumière le savoir-faire français, d’Astérix et Obélix. Le combat des chefs, créé par Alain Chabat, au succès mondial des séries Arcane et Blue Eye Samurai, fabriquées en France. Nous sommes fiers de ce bilan. Il prouve que, lorsque les créateurs ont la liberté de raconter les histoires auxquelles ils croient, le public est au rendez-vous. C’est précisément cette liberté qui est aujourd’hui menacée. Depuis le mois de janvier, des nouvelles règles dites de diversité, adoptées dans le cadre du décret relatif aux services de médias audiovisuels à la demande (SMAD), obligent les services de streaming à consacrer au moins 20 % de leurs obligations d’investissement dans l’audiovisuel à trois genres : l’animation, le documentaire et le spectacle vivant. Cela peut sembler positif compte tenu du travail que nous accomplissons déjà dans ces domaines. En réalité, ces nouvelles règles doublent subitement notre obligation d’investir dans ces genres, ciblent uniquement les services de streaming et finissent par orienter notre offre éditoriale sans tenir compte des attentes du public. Il vous reste 62.12% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Pauline Dauvin, vice-présidente de Netflix France : « Les nouvelles règles concernant l’investissement dans l’audiovisuel vont trop loin »
TRIBUNE. La dirigeante, chargée de la création française, dénonce, dans une tribune au « Monde », l’imposition de quotas minimaux aux plateformes pour certains genres cinématographiques. Elle annonce avoir déposé un recours devant le Conseil d’Etat afin de préserver la liberté éditoriale et de pérenniser ses investissements dans l’Hexagone.










