Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement L'époque L'époque L'époque Sexe Sexe Sexe En ligne, des hommes promeuvent l’arrêt de l’autoérotisme, cette « pulsion à combattre », en vue de bénéfices relationnels ou de santé. Leurs arguments naviguent entre croyances pseudo-scientifiques et dérives masculinistes. Article réservé aux abonnés « La masturbation réduit le volume du cortex cérébral », « la consommation de porno fait dégringoler le taux de testostérone »… Voilà quelques-unes des affirmations piochées sur le Web qui ont convaincu Dorian (les prénoms ont été modifiés), 21 ans, d’adhérer à #NoFap. Un défi d’autodiscipline couvé dans le forum anglophone Reddit des années 2010, avant d’essaimer en France avec les discours d’influenceurs fitness ou lifestyle. Surfant sur la tendance du développement personnel, ces créateurs de contenu encouragent leur communauté – des hommes, plutôt jeunes – à faire une croix sur l’autoérotisme. A la clé ? « Un boost de confiance en soi. Mais aussi un meilleur tonus musculaire, et une voix plus grave », veut croire Dorian. Comme beaucoup de participants au challenge, ce chauffeur s’est diagnostiqué accro au porno, puis lancé dans le challenge #NoFap, comme d’autres vont en centre de désintoxication. « Avec ce défi, j’ai pu identifier la masturbation pour ce qu’elle est : une pulsion à combattre », explique-t-il. Sinon quoi ? Sinon, à en croire les chantres du challenge, une pluie de calamités s’abattra sur celui qui aura été trop veule, pas assez tenace, pour « tenir le coup ». Rhétorique de l’épouvante, ce type de discours recycle les angoisses qui entouraient autrefois le « péché de mollesse ». Tout en remettant au goût du jour l’opprobre dont était alors couvert ce vice supposé. Il vous reste 84.62% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
« Se toucher, c’est atrophier son cerveau » : #NoFap, le challenge qui démonise la masturbation
En ligne, des hommes promeuvent l’arrêt de l’autoérotisme, cette « pulsion à combattre », en vue de bénéfices relationnels ou de santé. Leurs arguments naviguent entre croyances pseudo-scientifiques et dérives masculinistes.







