Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Egalité femmes-hommes Egalité femmes-hommes Egalité femmes-hommes Dans son essai « Aimer sans posséder », Sabine Valens, créatrice du populaire compte Instagram « Fidélité, mes fesses ! », livre une rude critique de la monogamie pour redonner toute sa place au désir féminin. Article réservé aux abonnés Livre. Et si la monogamie était le dernier bastion de l’oppression des femmes ? Alors que les essais féministes sur la sexualité et le couple se multiplient, oscillant entre dénonciation des violences sexistes et tentative de réinventer des relations plus saines, Sabine Valens développe ce postulat a priori détonnant dans Aimer sans posséder. Une critique féministe de la fidélité (Textuel, 176 pages, 18,90 euros). Au moyen de chapitres courts, l’autrice, cheffe cuisinière de son état, mais surtout créatrice du compte Instagram « Fidélité, mes fesses ! », qui rassemble plus de 20 000 abonnés, démonte les fondements du couple moderne. Elle analyse comment l’exclusivité a, selon elle, tout à voir avec un certain ordre moral et patriarcal. Et elle use du même franc-parler que sur les réseaux, où déjà, en juillet 2025, elle fustigeait l’émoi que suscitait ce couple pris en flagrant délit d’adultère par une caméra lors d’un concert de Coldplay : « Le problème, ce ne sont pas les individus, ce sont les modèles amoureux. » En croisant références culturelles, analyses historiques et réflexions personnelles, elle raconte pourquoi, selon elle, la « souveraineté affective et sexuelle » est un combat féministe. Le fait que le « contrat conjugal » soit, en théorie, réciproque ne le rend pas acceptable, « dans une société dominée par les hommes », où l’infidélité féminine a toujours été plus durement réprimée. Il vous reste 55.16% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.