Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Intimités Intimités Intimités Le sexe selon Maïa Le sexe selon Maïa Le sexe selon Maïa Chronique Maïa Mazaurette Les claques, gifles, griffures ou morsures pendant les ébats deviennent monnaie courante chez les jeunes générations. Consenties ou non, ces pratiques relèguent le plaisir et l’érotisme au second plan, regrette Maïa Mazaurette, chroniqueuse pour La Matinale du Monde. Publié aujourd’hui à 06h00 Temps de Lecture 5 min. Article réservé aux abonnés LE SEXE SELON MAÏA La sexualité contemporaine a-t-elle un problème avec le plaisir ? C’est ce que laisse entendre une enquête française publiée le mois dernier (IFOP/JOYclub 2026). Attention aux âmes sensibles : 71 % des répondantes de moins de 35 ans ont déjà reçu des claques sur les fesses lors de rapports sexuels (39 % des répondants masculins de la même tranche d’âge), 61 % se sont déjà fait gifler, griffer, mordre ou tirer les cheveux (43 % chez les jeunes hommes), 44 % ont déjà été attachées avec des cordes ou des menottes, 37 % ont déjà été étranglées ou bâillonnées par leur partenaire (23 % chez les hommes). Ces chiffres décroissent spectaculairement à mesure qu’on grimpe dans la pyramide des âges : au-delà de 65 ans, il est rare qu’on ait subi ces gestes ! Si les deux genres sont concernés par le phénomène, les femmes sont de loin les premières victimes. Pour le dire clairement, il semble que la violence et la contrainte soient devenues les fondamentaux de la grammaire sexuelle des jeunes. Cette enquête, malheureusement, ne surprendra pas les amateurs de littérature scientifique : nous observons des tendances similaires depuis des années aux Etats-Unis ou au Royaume-Uni, où ces pratiques ont passé depuis longtemps le seuil de la norme statistique. Cela signifie qu’une jeune femme, aujourd’hui, doit s’attendre à subir des violences, contre lesquelles personne ne fait rien puisque nous nageons en plein déni. Il vous reste 81.84% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
La violence dans le sexe n’est pas inéluctable : appel à un réarmement érotique de la France
CHRONIQUE. Les claques, gifles, griffures ou morsures pendant les ébats deviennent monnaie courante chez les jeunes générations. Consenties ou non, ces pratiques relèguent le plaisir et l’érotisme au second plan, regrette Maïa Mazaurette, chroniqueuse pour La Matinale du Monde.







