Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Médias Médias Médias L’heure étant aux économies dans les chaînes de télévision, privées comme publiques, les carnets de commandes des sociétés de production tardent à se remplir. Le secteur redoute un automne de casse sociale. Article réservé aux abonnés « Pour l’instant, je me débrouille. Ma société n’est pas encore morte. Quand ce sera le cas, je le dirai. » Cette productrice de documentaires pour la télévision n’a pas apprécié notre appel. Certains de ses confrères assurent qu’elle est en train de mettre la clé sous la porte, mais elle dément. « Evidemment, c’est compliqué », admet-elle, agacée. Mais pour quelles sociétés de production dont le destin dépend de la commande des chaînes de télévision, privées ou publiques, la situation n’est-elle pas critique ? « Personne n’a envie de dire qu’il est en redressement judiciaire, explique Florence Braka, la directrice générale du Syndicat des agences de presse audiovisuelles (Satev), ne serait-ce que pour ne pas effrayer de potentiels clients pendant la période d’observation. Tout le monde espère que l’un de ses projets de film, en attente de réponse, débouchera sur une commande providentielle. » Une attente qui restera vaine pour beaucoup, tant l’horizon paraît bouché. La contraction de l’activité dans le secteur de la production audiovisuelle a commencé il y a un an lorsque, pressée par Bercy, France Télévisions a demandé à ses partenaires habituels un rabais de 5 % sur la facture des émissions qu’elle leur achète. Au dernier trimestre 2025, la situation s’est encore tendue quand le groupe public a cessé de confirmer des projets, remettant à plus tard leur éventuelle concrétisation. Il vous reste 79.98% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
La production audiovisuelle, confrontée à une chute des commandes, taille dans ses effectifs : « Nous sommes entrés dans un nouveau monde »
L’heure étant aux économies dans les chaînes de télévision, privées comme publiques, les carnets de commandes des sociétés de production tardent à se remplir. Le secteur redoute un automne de casse sociale.








