Orthographe : Tout le monde veut... ou veulent ?

Ma muse, aujourd’hui, c’est la toute récente dictée du brevet des collèges, dont on m’a demandé de commenter les difficultés pour M6 infos. Pour moi qui suis habituée à corriger des adultes, la première difficulté a consisté à imaginer ce qui pouvait bien être difficile dans ce texte de sept lignes et demi tirées de L’Homme foudroyé, de Blaise Cendrars.

Mais finalement, une fois que je me suis mise à la hauteur d’une tête de collégienne, en effet, il n’était peut-être pas si simple. Et surtout, il comprenait un accord, notamment, qui, quand on y pense, ne va pas de soi…

“Tout le monde se moquait de lui” : comment écrivez-vous “se moquait/aient”, amis des mots ? … A.I.T. ? Bravo. Mais pourquoi cet accord au singulier ? On pourrait légitimement être tenté d’accorder au pluriel après “tout le monde”, et c’est une erreur que l’on relève souvent, surtout chez les enfants, et surtout à l’oral d’ailleurs.

“Tout le monde” représente plein de gens… et pourtant, on l’accorde au singulier : “tout le monde EST là”, “tout le monde VEUT des bonbons”, et non pas “tout le monde SONT là”, “tout le monde VEULENT des bonbons”… Pourquoi ? Tout simplement parce que “le monde”, même quand il désigne plein de gens, reste un singulier.