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Les entreprises qui misent pleinement sur l'IA constatent également des effets positifs sur leurs effectifs.Les postes de débutants ont connu une croissance supérieure à la moyenne, contrairement à ce qu'indiquaient les études existantes.Les gains en termes d'effectifs ne sont pas immédiats : l'IA a besoin de temps pour trouver sa place au sein des organisations.Une nouvelle étude remet en cause l’idée selon laquelle l’adoption de l’IA entraînerait des suppressions d’emplois, révélant au contraire que les entreprises qui investissent le plus dans l’IA augmentent en réalité leurs effectifs.Cette étude combine les données relatives aux dépenses des entreprises en matière d’IA issues de la plateforme de paiement Ramp et les registres du personnel fournis par Revelio Labs pour analyser plus de 21 500 entreprises américaines, ce qui en fait l’une des plus importantes de ce type.Elle conclut que les entreprises qui ont massivement adopté l’IA ont augmenté leurs effectifs d’environ 10 % au cours des deux premières années suivant le déploiement de l’IA, ce qui fait de l’IA une bonne nouvelle pour les travailleurs et le marché du travail finalement.L'adoption de l'IA incite les entreprises à embaucher davantage y compris des juniorsIl apparaît clairement que seule une adoption massive de l’IA a un impact positif sur les travailleurs, car les entreprises ayant réalisé des investissements modestes n’ont pas enregistré de croissance significative.L’étude souligne également que ces effets se manifestent progressivement : plutôt que d’observer une hausse immédiate de l’emploi, il faut du temps aux entreprises pour intégrer l’IA, identifier des cas d’utilisation productifs et embaucher davantage de personnel. Une conclusion que partage aussi Jeff Bezos qui voit l'IA plus comme une force bénéfique qu'une menace pour l'emploi.Les entreprises « grandes adeptes » sont définies comme celles ayant investi environ 33 dollars par salarié et par mois au cours des trois premiers mois suivant l’adoption, contre environ 3 dollars pour les « petites adeptes ».Cette étude remet également en question d’autres recherches récentes, en affirmant que l’emploi des débutants a en réalité augmenté de 12 %, un taux supérieur à la moyenne, chez les entreprises adoptant l’IA de manière intensive. D’autres études avaient laissé entendre que les travailleurs débutants figuraient parmi les plus durement touchés.Même si les géants de la technologie font régulièrement la une des journaux avec leurs plans sociaux (Salesforce ayant notamment réduit d'environ moitié ses effectifs dédiés au support et IBM a expliqué que plusieurs centaines de postes administratifs, notamment dans les ressources humaines, avaient été automatisés grâce à l'IA), Sam Altman estime qu'il est réducteur d'attribuer systématiquement ces licenciements à l'intelligence artificielle. Selon lui, l'IA est souvent mise en avant pour justifier ces décisions, alors qu'elles répondent également à des impératifs économiques, à des restructurations ou à des changements de stratégie plus larges.Autre bonne nouvelle, le rapport de Ramp/Revelio Labs montre que cette croissance ne se limite pas aux postes d’ingénieurs en IA, mais s’étend aux ventes, au marketing, à l’administration, à la finance, au service client et bien d’autres domaines.Si cette étude ne permet pas de prédire les répercussions à long terme sur l’emploi, elle sert au moins à signaler que les travailleurs ne risquent pas, à l’heure actuelle, d’être totalement mis au chômage, même dans un contexte de réorganisation des fonctions.











