Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement L'époque L'époque L'époque Écran total Écran total Écran total Chronique Magali Cartigny « Ecran total ». La diffusion en ligne de vidéos extraites de conseils municipaux s’est banalisée ces dernières années. Entre autopromotion des élus et exacerbation des clivages idéologiques, cette stratégie de communication permet aussi, parfois, d’appréhender les arcanes des politiques locales. Publié aujourd’hui à 18h00 Temps de Lecture 3 min. Article réservé aux abonnés Entre une publicité pour une appli qui traduit les miaulements en langage humain (ça existe aussi pour les aboiements) et une photo de Yann Barthès (générée par l’IA) bronzant sur un toit, voici qu’apparaît une vidéo tirée du conseil municipal d’Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), mairie communiste depuis 1925. Datée du 11 juin, on y voit le nouveau conseiller Rassemblement national Kevin Nader brandir un crucifix et dire le Je vous salue Marie pour protester contre le rejet de sa proposition visant à interdire le port de signes religieux dans le règlement intérieur, face à deux autres élues voilées. Scandalisé, le maire, Philippe Bouyssou, qui rappelle au conseiller qu’il est filmé, lui ordonne de quitter la salle. Cette séquence a été largement commentée sur les chaînes d’information en continu. Depuis la pandémie de Covid-19, la diffusion de ces séances en direct sur YouTube et les sites des mairies s’est généralisée. Elus de l’opposition comme de la majorité sont par ailleurs libres de poster n’importe quel extrait sur les réseaux. Si possible à leur avantage. Et souvent sans que le contexte ne soit explicite, en raison des coupes. Des clashs à sens unique, des réponses sans questions, des dérapages qui semblent surgir de nulle part. Pourquoi cet élu de droite reproche-t-il à une adjointe au maire ses « petites réflexions de maternité déplacées » à Paris ? Que disait l’élue « insoumise » Léa Druet, lors d’un conseil municipal à la fin du mois de juin à Clichy (Hauts-de-Seine), pour que le premier adjoint, Stéphane Cochepain, lui coupe le micro en la traitant de « pauvre fille » ? Quid de cette bronca déclenchée par un courriel du maire Les Républicains Axel Dugua envoyé par erreur aux écoles de Saint-Chamond (Loire) portant sur l’achat de 110 ventilateurs ? Il vous reste 60.8% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.