Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Société Société Société Parentalité Parentalité Parentalité La plus haute juridiction française a reconnu la filiation d’un couple français, déjà obtenue au Canada, sur des jumeaux nés d’une gestation pour autrui, pratique interdite dans l’Hexagone. Une évolution majeure du droit. Article réservé aux abonnés C’est une victoire, et un immense soulagement pour les centaines de couples (on les estime entre 200 et 500 chaque année) qui ont eu recours à une gestation pour autrui (GPA) à l’étranger. Vendredi 3 juillet, la Cour de cassation a rendu une décision attendue depuis de longs mois par toutes ces familles engagées dans un processus d’exequatur, souvent chaotique et épuisant, pour faire valoir les droits de filiation sur un enfant né d’une mère porteuse à l’étranger. « Compte tenu de l’intérêt supérieur de l’enfant, l’interdit français de la gestation pour autrui ne permet pas, à lui seul, de refuser » cette reconnaissance, a précisé la plus haute juridiction dans un communiqué. En mai, la Cour de cassation s’était réunie en assemblée plénière, sa formation de jugement la plus solennelle, pour trancher une question de droit d’une grande technicité, sur un sujet très sensible. A l’initiative du procureur général près la Cour de cassation, Rémy Heitz, elle s’est penchée sur le cas singulier d’un couple marié de deux hommes de nationalité française, domiciliés à Toronto (Canada), où la GPA est parfaitement légale. Après un premier enfant né d’une GPA, des jumeaux sont nés grâce à une seconde mère porteuse. Par le biais d’une ordonnance du 1er août 2023, la cour suprême de justice de la province de l’Ontario avait jugé que les deux hommes étaient bien les parents des jumeaux. Il vous reste 75.83% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.