Patrick Watson est devenu, jeudi, le premier Montréalais depuis Leonard Cohen à recevoir le Prix Montréal Jazz Festival Spirit, qui récompense « la qualité et l’innovation » de son œuvre à l’international. Il s’inscrit ainsi dans le sillage de géants comme Stevie Wonder, Joni Mitchell et The Roots.Soulignant l’univers « musical unique, à la fois sensible, audacieux et profondément humain » de l’auteur-compositeur-interprète québécois, la mairesse de Montréal lui a remis le prix à la veille de son spectacle de vendredi au Festival International de Jazz de Montréal (FIJM). Soraya Martinez Ferrada l’a félicité de pouvoir « repousser les frontières de la musique contemporaine et toucher un public aux quatre coins du monde ».Montréal est un « cadeau », a-t-il déclaré. L’artiste québécois s’est dit « honoré et fier d’y être » dans le cadre d’un entretien devant les médias animé par André Ménard, cofondateur du FIJM. L’auteur-compositeur-interprète a évoqué les spectacles marquants auxquels il a assisté à son adolescence. Il dit désormais ressentir une grande « responsabilité » de générer le même impact pour le public du Festival à chaque spectacle qu’il donne. Ainsi, pour Patrick Watson, l’occasion de « bien traiter sa ville » lui tient particulièrement à cœur.Pluralités aux couleurs de MontréalJeudi, l’artiste québécois a précisé que la scène artistique francophone était la source de son immersion dans le monde de la musique. À ses débuts, il raconte avoir tiré son inspiration d’une multitude d’artistes francophones comme Fred Fortin, Karkwa et le peintre Patrick Bernatchez, avec qui il s’est donné la mission d’essayer de « protéger » les arts.Patrick Watson se dit aujourd’hui fasciné que son art « franchit les barrières linguistiques et culturelles », autant auprès des anglophones qui chantent ses chansons en français, qu’avec la réception de ses spectacles à l’étranger, notamment au Mexique et aux États-Unis. De voir « toutes ces différentes cultures » touchées par sa musique est une expérience « profonde » pour l’homme ayant grandi à Hudson, « au milieu de nulle part » en banlieue de Montréal, a-t-il expliqué.
Patrick Watson récompensé à la veille de son spectacle au FIJM
Lors d’un entretien devant les médias, l’artiste a réaffirmé son profond attachement pour Montréal.












