Si tu gagnes, tu deviens un héros, à condition de ne pas faire de vagues. Si tu perds, alors tu t’exposes à l’humiliation et au racisme. Cette loi d’airain, c’est celle qui s’impose aux joueurs de football professionnels racisés qui évoluent dans l’élite mondiale.La Coupe du monde de football masculine 2026, organisée notamment au pays du suprémaciste en chef Donald Trump, n’échappe pas à ce rappel à l’ordre.Un seul exemple : l’avalanche de propos racistes contre les joueurs de l’équipe des Pays-Bas Justin Kluivert, Quinten Timber et Crysencio Summerville, des joueurs noirs, humiliés après l’élimination de leur équipe face au Maroc parce qu’ils ont raté des tirs au but... Oui, le foot est une fête, un sport populaire, un lieu d’émotions et d’élans joyeux. Mais des stades de la Coupe du monde aux arènes plus discrètes du foot amateur, c’est aussi un lieu où le racisme fait trop souvent partie de la fête.Une émission présentée par Mathieu Magnaudeix, préparée avec Laila Saidi. Nos invité·es :Stéphane Alliès et Inès Bennacer, journalistes à Mediapart ;Nacira Guénif-Souilamas, sociologue, anthropologue, professeure à l’université Paris-8 Vincennes-Saint-Denis, coautrice avec Éric Macé des Féministes et le garçon arabe (éditions de l’Aube, 2004) ; Seghir Lazri, sociologue du sport, chroniqueur sur le site du Nouvel Obs.