Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Immigration et diversité Immigration et diversité Immigration et diversité Chronique Philippe Bernard Editorialiste au « Monde » L’équipe de France de la Coupe de monde de football 2026 vient rappeler la diversité et le « grand brassage » à l’œuvre dans le pays. Si ce n’est pas la première fois que ballon rond et identité française se rencontrent, ces retrouvailles sont cruciales à l’approche de l’élection présidentielle de 2027, estime dans sa chronique Philippe Bernard, éditorialiste au « Monde ». Publié aujourd’hui à 05h30 Temps de Lecture 3 min. Article réservé aux abonnés Plus Kylian Mbappé et ses équipiers accumulent les performances au Mondial de football, plus l’identification de la France à ce collectif bigarré et célébré dans le monde entier devrait être réjouissante. Plus devrait aussi apparaître le fossé entre la France diverse qui gagne et les passions identitaires tristes du Rassemblement national (RN). « L’équipe de France est représentative de la population française », a affirmé en mai le sélectionneur, Didier Deschamps, répondant à la petite musique d’extrême droite qui croit disqualifier la sélection française en la qualifiant d’« africaine ». Les Bleus représentent surtout « la banlieue et l’immigration arabo-musulmane », a pesté de son côté le président du parti d’extrême droite Reconquête !, Eric Zemmour, au micro de Sud Radio. Sur les vingt-six joueurs qui composent le groupe français présent à la Coupe du monde 2026, vingt-trois sont nés en France. Le RN, lui, s’est plus souvent distingué pour ses critiques et ses dérapages racistes envers l’équipe de France que pour son soutien, a récemment rappelé l’éditorialiste du Monde Abel Mestre. Deux ans avant le triomphe français au Mondial 1998, Jean-Marie Le Pen estimait « un peu artificiel de faire venir des joueurs de l’étranger et de la baptiser “équipe de France” ». Kylian Mbappé sait de quoi il parle lorsqu’il déclare, en mai, au magazine Vanity Fair : « Je sais ce que ça signifie et quelles conséquences cela peut avoir pour mon pays lorsque des gens comme eux [le RN] arrivent aux commandes. » De l’euphorie « black blanc beur » de 1998 à l’image des vainqueurs de 2018 couverts du drapeau tricolore, sans oublier les générations de colonisés et d’immigrés qui ont peuplé les grandes heures du football français, ce n’est pas la première fois que ballon rond et identité française se rencontrent. Mais jamais sans doute ces retrouvailles n’ont été aussi pertinentes et cruciales. Propension funeste Il vous reste 68.34% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.