Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Intelligence artificielle Intelligence artificielle Intelligence artificielle Chronique Alexandre Piquard Journaliste au service Economie Les capacités de disruption de l’intelligence artificielle contraignent l’administration américaine à une surveillance accrue. Donald Trump, après avoir dérégulé le secteur, a été contraint de faire machine arrière, constate le journaliste Alexandre Piquard dans sa chronique. Publié aujourd’hui à 17h00, modifié à 17h16 Temps de Lecture 2 min. Article réservé aux abonnés Donald Trump semble avoir fait volte-face sur l’intelligence artificielle (IA). Le 12 juin, il a frappé les esprits en obligeant Anthropic à désactiver ses deux modèles les plus avancés. Son administration a estimé qu’il était possible de contourner certains des garde-fous mis en place par l’entreprise autour de Claude Fable 5, la version bridée de Mythos 5, afin d’éviter qu’il soit utilisé en vue de cyberattaques. L’équipe de Trump a activé un décret sur le contrôle des exportations pour empêcher l’accès de ces modèles d’IA, ce qui a contraint Anthropic à les mettre hors ligne. Après ce rétropédalage, la Maison Blanche a fini, le 1er juillet, par lever les restrictions sur Fable 5. Mais la remise en service de Mythos 5 n’a été autorisée qu’auprès d’une liste de « partenaires américains », alors que l’entreprise avait élargi son accès à une quinzaine de pays. OpenAI a aussi été obligé de l’accès de son dernier modèle, GPT-5.6, à « un petit groupe de partenaires de confiance dont la participation a été discutée avec le gouvernement », a expliqué l’entreprise. Donald Trump avait émis, le 2 juin, un décret demandant aux fabricants d’IA comme OpenAI, Anthropic, Google ou Meta, de soumettre leurs modèles, trente jours avant leur sortie, afin que l’exécutif puisse les examiner, notamment pour identifier d’éventuels risques concernant la sécurité nationale. Ces décisions marquent un changement de pied de la part du président américain. Et illustre les dilemmes de Trump vis-à-vis de l’IA en général, mais aussi de la Chine en particulier. Avant lui, Joe Biden avait instauré par décret un cadre prévoyant de faire tester par le gouvernement les modèles d’IA de pointe, avant leur sortie. Cette politique de l’administration démocrate se faisait en concertation avec les acteurs du secteur (Anthropic ou OpenAI) qui pointaient les dangers potentiels de l’IA : cyberattaques, perte de contrôle ou aide à la fabrication d’armes biologiques. Ce dispositif était complété par un contrôle des exportations des puces les plus avancées de l’américain Nvidia, notamment vers la Chine, dans une logique de contrôle et d’endiguement des avancées de ce rival dans l’IA. Il vous reste 46.24% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
« Le blocage des IA d’Anthropic et d’OpenAI illustre les dilemmes des Etats-Unis vis-à-vis de cette technologie et de la Chine »
CHRONIQUE. Les capacités de disruption de l’intelligence artificielle contraignent l’administration américaine à une surveillance accrue. Donald Trump, après avoir dérégulé le secteur, a été contraint de faire machine arrière, constate le journaliste Alexandre Piquard dans sa chronique.








