Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Pixels Pixels Intelligence artificielle Intelligence artificielle Intelligence artificielle Un décret donne trente jours à l’Etat fédéral pour évaluer les nouveaux modèles d’intelligence artificielle avant leur mise sur le marché. Le président américain cède ainsi à ses partisans qui lui demandaient de réguler le secteur, mais sur un temps bien plus court que les quatre-vingt-dix jours prévus par un précédent texte. Article réservé aux abonnés Entre les gourous de la tech et le monde MAGA (Make America Great Again, le slogan populiste de Donald Trump), inquiet des risques de l’intelligence artificielle (IA), Donald Trump a rendu un jugement de Salomon. Après avoir brutalement renoncé à un décret sur la régulation de l’IA le 21 mai, le président des Etats-Unis a publié en catimini, mardi 2 juin, un texte de compromis : les modèles de l’IA les plus avancés seront soumis à examen pendant une période de trente jours, soit un délai beaucoup plus court que les quatre-vingt-dix jours envisagés dans la mouture précédente. Le pape du capital-risque Marc Andreessen et l’ex-conseiller IA de Donald Trump David Sacks avaient combattu ce délai de quatre-vingt-dix jours, qualifié par la Silicon Valley d’« éternité » pour le monde de l’IA. Le texte précise que le décret « ne saurait être interprété comme autorisant l’instauration d’une exigence gouvernementale obligatoire en matière d’autorisation préalable (…) de nouveaux modèles d’IA ». Tout se fait en théorie sur le mode du volontariat, mais cette précaution est oratoire : avec une Maison Blanche de plus en plus autoritaire, il est peu imaginable que les entreprises de l’IA refusent de se soumettre à cet examen. Il vous reste 81.84% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.