Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Intelligences artificielles génératives Intelligences artificielles génératives Intelligences artificielles génératives Chronique Arnaud Leparmentier San Francisco, correspondant Des prises de participation dans les sociétés stratégiques liées à l’intelligence artificielle à leur nationalisation, il n’y a qu’un pas que pourrait franchir Donald Trump, selon les propos tenus par le vice-président, J. D. Vance, constate le journaliste Arnaud Leparmentier dans sa chronique au « Monde ». Publié aujourd’hui à 15h00, modifié à 17h32 Temps de Lecture 2 min. Article réservé aux abonnés « L’Amérique la belle ne sera JAMAIS un pays communiste ! ! ! » : c’est ainsi que Donald Trump a réagi à la victoire des alliés du maire de New York, le socialiste démocrate Zohran Mamdani, aux élections primaires du 23 juin. A voir, car les choses bougent considérablement aux Etats-Unis. Il existe bien sûr une forte poussée à gauche, incarnée par Zohran Mamdani, Alexandria Ocasio-Cortez, la représentante de New York au Congrès, et l’inépuisable sénateur progressiste du Vermont Bernie Sanders. Si le match de 2016 entre Bernie Sanders et Hillary Clinton était rejoué aujourd’hui, il est fort possible que le premier l’emporterait. Mais la surprise se trouve ailleurs, du côté des populistes de droite, à commencer par le président américain lui-même, Donald Trump, et son vice-président, J. D. Vance. Leurs propositions économiques doivent faire se retourner dans sa tombe le promoteur de la grande révolution conservatrice Ronald Reagan (1981-1989), qui – assurément – qualifierait de communistes ses lointains successeurs. Voilà tout simplement qu’ils envisagent de nationaliser en partie les géants de l’intelligence artificielle (IA), comme l’a expliqué Vance dans le podcast de l’entrepreneur Steven Bartlett le 18 juin. Ainsi le vice-président a confirmé l’intérêt de Donald Trump pour l’idée lancée par Bernie Sanders de confisquer 50 % du capital des entreprises de l’IA pour le placer dans un fonds souverain américain. « Je ne sais pas si le président avancerait le chiffre de 50 %, mais l’idée lui plaît. Il existe, dans la littérature consacrée à la protection sociale, un concept opposant la redistribution à la prédistribution. L’idée de la prédistribution consiste à donner aux travailleurs – aux gens ordinaires – une place à la table des négociations. Et je ne pense pas que l’enjeu soit uniquement économique », a expliqué J. D. Vance, vantant le « pragmatisme radical de Donald Trump ». Rupture idéologique Mieux que la taxation ex post, jugée ringarde, Vance prône la participation du peuple au capital des géants productifs : « C’est ce que j’appellerais une idée “libérale” [c’est-à-dire gauchiste pour Vance] que de croire qu’il suffit de taxer les uns et de donner aux pauvres pour que tout s’arrange. On finit par placer les pauvres dans une situation de dépendance vis-à-vis des riches. Il faut donner à chacun une part de cette société. » Il vous reste 46.37% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.