Le 7 juillet, la cour d’appel de Paris doit rendre sa décision dans le procès en appel de l’affaire des assistants parlementaires au Parlement européen, un rendez-vous judiciaire aux conséquences potentiellement majeures pour l’avenir politique de Marine Le Pen. Cet arrêt sera scruté de près, car il peut peser directement sur sa capacité à se présenter à l’élection présidentielle de 2027.

À six jours de son jugement, Marine Le Pen a affirmé sur LCI qu'elle n'a "pas peur" de cette décision. "Quoi qu'il arrive, je ne serai pas morte. Quoi qu'il arrive, je continuerai à mener le combat pour mes idées", a-t-elle assuré. La cheffe de file du Rassemblement national est déterminée à poursuivre son engagement politique.

À moins d’un an du premier tour de la présidentielle, fixé au 18 avril 2027, plusieurs hypothèses juridiques restent ouvertes et leurs conséquences sont très différentes pour la cheffe de file du Rassemblement national.

Relaxe ou inéligibilité, deux issues décisivesEn cas de relaxe, son horizon s’éclaircirait immédiatement. Elle redeviendrait éligible et se verrait débarrassée du poids d’une condamnation pénale. Pendant le procès, ses avocats ont notamment soutenu que les faits reprochés relevaient d’un abus de confiance, et non d’un détournement de fonds publics.