Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Universités Universités Universités Dans une nouvelle édition de son ouvrage « Les Libertés universitaires à l’abandon ? », le professeur de droit public Olivier Beaud appelle à une refonte législative urgente pour enrayer la « domination de l’administration » sur le savoir. Article réservé aux abonnés Livre. Vidées de leur sens, galvaudées, attaquées frontalement ou insidieusement : les libertés académiques vont mal et, avec elles, l’institution universitaire. Le professeur de droit public Olivier Beaud s’en était déjà ému en 2010, dans un ouvrage intitulé Les Libertés universitaires à l’abandon ? (Dalloz), que l’éditeur avait dû « mettre au pilon », faute de lecteurs. Quinze ans plus tard, il récidive avec une édition enrichie, Les Libertés universitaires à l’abandon ? Pour une reconnaissance pleine et entière de la liberté académique (Dalloz, 398 pages, 22 euros), préfacée par le juriste et ancien recteur Bernard Toulemonde. Cette fois, Olivier Beaud fait le pari que le thème apparaîtra « d’une grande actualité ». Les Etats-Unis de Donald Trump comme la Hongrie de Viktor Orban montrent ou ont montré que des démocraties peuvent « succomber à la tentation de porter atteinte à la liberté académique ». Le juriste avait d’ailleurs déjà alerté sur cette menace, présente en France, dans un de ses précédents ouvrages, Le Savoir en danger (PUF, 2021). Protéger la liberté d’expression Il vous reste 67.85% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.