Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Planète Planète Planète Transports Transports Transports Les difficultés pour creuser le tunnel ferroviaire sous les Alpes, entre la France et l’Italie, relancent les questions autour des impacts financiers et environnementaux de ce gigantesque projet. L’opérateur TELT promet qu’il tiendra les délais et ne mettra pas en péril les réserves d’eau souterraine. Article réservé aux abonnés Vu par ses promoteurs comme une prouesse technique inédite, capable de décarboner les transports et de retirer des milliers de camions de la route, et par ses opposants comme un projet inutile et coûteux, source d’atteinte massive à l’environnement, le tunnel ferroviaire Lyon-Turin fait face à de nouvelles difficultés. Le chantier rencontre un sérieux problème dans le creusement d’une de ses deux galeries principales. Le tunnelier, installé dans le tunnel de base nord, n’a progressé que de 244 mètres en 273 jours, soit une moyenne quotidienne de moins d’un mètre. Au cours de la dernière semaine du mois de mai, cette machine n’a avancé que d’un seul mètre, alors qu’il était prévu un rythme de croisière de 12 mètres par jour, selon des rapports techniques consultés par Le Monde. Baptisé Viviana, l’engin de 180 mètres, doté d’une tête rotative de dix mètres de diamètre, a été initialement conçu pour percer 9 kilomètres de galerie dans un délai de trois ans. Depuis sa mise en service, en septembre 2025, le tunnelier n’a effectué que 3 % du creusement prévu. « Les retards s’accumulent. A ce rythme-là, il faut compter au moins deux années supplémentaires de travaux, à condition de surmonter les obstacles techniques », affirme, sous le couvert de l’anonymat, un ingénieur présent dans les équipes de travaux, du côté français du projet. Pour ce professionnel expérimenté, l’obstacle dans le tunnel de base risque de repousser encore la date de l’achèvement de l’ouvrage, espéré au 31 décembre 2033, et augmenter son coût, évalué, à ce stade, à 11 milliards d’euros. Il vous reste 74.59% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.