Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement International International International Espagne Espagne Espagne Le gouvernement de Pedro Sanchez défend une mesure destinée à soutenir la croissance dans un contexte d’« hiver démographique ». Septième procédure de ce type en quarante ans, elle était initialement plutôt consensuelle, mais suscite désormais des clivages. Article réservé aux abonnés Le processus de régularisation exceptionnelle lancé par l’Espagne en avril a reçu plus d’un million de demandes, soit le double de ce qu’avait initialement estimé le gouvernement de Madrid, a annoncé le premier ministre socialiste Pedro Sanchez, mardi 30 juin, jour où expirait le délai accordé aux étrangers en situation irrégulière pour accomplir les démarches. Ce plan constitue « une étape clé pour sortir de l’invisibilité une réalité qui existe dans notre pays, celle de centaines de milliers de personnes qui vivent parmi nous », a estimé M. Sanchez, défendant une politique migratoire « légale, sûre et ordonnée » et « nécessaire » pour soutenir « les besoins de l’économie » espagnole, qui affiche une santé que ses voisins lui envient : début juin, l’OCDE a revu à la hausse ses prévisions de croissance à 2,2 % pour 2026, soit près du triple de la moyenne de la zone euro. Sans immigration, « l’Espagne perdrait 19 % de son PIB en 2050 et 22 % en 2075 », a assuré M. Sanchez, ce qui équivaudrait à « 90 000 bars fermés, 50 000 salles de classe du primaire et du secondaire sans élèves et la disparition de 220 000 exploitations agricoles, soit une sur trois ». Il vous reste 77.2% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.