File d’attente à l’entrée du consulat général du Royaume du Maroc à Bilbao (Espagne), après l’annonce par le gouvernement espagnol de la régularisation d’environ 500 000 migrants sans papiers, le 15 avril 2026. ANDER GILLENEA/AFP
Près de 1,2 million de demandes de régularisation ont été déposées en Espagne par des étrangers en situation irrégulière, selon des chiffres communiqués, jeudi 2 juillet, par le gouvernement du premier ministre, Pedro Sanchez.
Dans le détail, 1 174 978 dossiers ont été déposés entre la mi-avril et le 30 juin, dont plus de 600 000 ont déjà été déclarés « recevables », a affirmé la secrétaire d’Etat aux migrations, Pilar Cancela, lors d’une conférence de presse à Madrid.
Deux tiers (67 %) des demandeurs viennent d’Amérique latine et près d’un quart d’Afrique (22,9 %), avec un profil en moyenne relativement jeune dans l’ensemble (8 sur 10 ayant moins de 45 ans) et majoritairement masculin (57 %). La Colombie est le pays d’origine le plus représenté (25,9 %), devant le Maroc (13,3 %), le Venezuela (11,8 %) et le Pérou (8,8 %).
Les autorités ont trois mois pour traiter les demandes et délivrer – ou non – à ces demandeurs un permis de séjour et de travail uniquement valable en Espagne. Un plan massif sous le feu des projecteurs.













