Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Planète Planète Planète Énergies renouvelables Énergies renouvelables Énergies renouvelables Sous la houlette du CNRS et de l’Ifremer, des chercheurs ont réalisé un état des lieux complet et documenté de manière neutre des effets connus des champs éoliens sur les organismes et les écosystèmes marins. Article réservé aux abonnés D’ici à 2050, la France, si elle tient ses objectifs, comptera une cinquantaine de parcs éoliens en service au large de ses côtes. Ils fourniront de l’électricité bas carbone qui devrait permettre de se débarrasser du pétrole et du gaz, responsables de la crise climatique. Mais quelles conséquences ce déploiement considérable de l’éolien en mer aura-t-il sur la biodiversité, qui connaît une érosion sans précédent ? Une expertise scientifique collective, rendue publique lundi 29 juin à l’occasion d’un colloque, fournit l’état des lieux le plus complet jamais réalisé des effets des champs éoliens sur les organismes et les écosystèmes marins. Cette évaluation n’établit pas de hiérarchie entre les différentes pressions et n’émet pas de recommandations à destination des décideurs et des industriels : elle conclut, avec prudence, au fait que « des transformations durables de la biodiversité marine sont vraisemblables » en cas de développement massif de cette source d’énergie. Réalisée à la demande du gouvernement, cette expertise a mobilisé, pendant plus de deux ans, 25 chercheurs de 13 organismes de recherche français et belges, sous la houlette du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et de l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer). Après la publication de cette première synthèse, le rapport complet, d’un millier de pages, est attendu en septembre. « Le défi à relever est immense : il faut concilier l’urgence à décarboner notre système énergétique et la préservation des écosystèmes marins, insiste François Houllier, le président-directeur général de l’Ifremer. Il faut pouvoir s’appuyer sur les meilleures connaissances scientifiques possibles. » Il vous reste 68.48% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Un essor massif de l’éolien en mer pourrait causer des « transformations durables de la biodiversité »
Sous la houlette du CNRS et de l’Ifremer, des chercheurs ont réalisé un état des lieux complet et documenté de manière neutre des effets connus des champs éoliens sur les organismes et les écosystèmes marins.







