Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Emploi Emploi Emploi Alors que le gouvernement défend l’électrification et la souveraineté énergétique, plusieurs acteurs des énergies renouvelables réduisent leurs effectifs. Les salariés redoutent une perte de compétences dans une filière pourtant appelée à se développer. Article réservé aux abonnés En début d’année, l’heure était déjà grave, dans ce milieu peu accoutumé aux manifestations, aux syndicats et aux haut-parleurs. « Stop à la casse des emplois et de l’industrie des énergies renouvelables » en France, disait le tract du 10 février, demandant à l’Etat « une véritable stratégie industrielle » et « un cap politique clair et assumé sur la transition énergétique ». Ce jour-là, plusieurs centaines de salariés se mobilisaient à l’appel d’un collectif informel, avec le renfort d’une quarantaine de comités sociaux et économiques (CSE) d’entreprises. Au total, près de 1 000 manifestants, selon les organisateurs, à Paris, sur l’esplanade des Invalides, non loin de l’Assemblée nationale, ainsi qu’à Montpellier, devant l’hôtel de préfecture de l’Hérault. Cinq mois plus tard, les craintes persistent dans le domaine des énergies renouvelables, en particulier pour le solaire et l’éolien. Si l’on s’en tient à celle du média en ligne spécialisé GreenUnivers, la liste des entreprises à avoir lancé un plan de licenciement s’allonge – un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE), selon la formulation contre-intuitive de l’administration. Fin 2025, c’étaient le breton Okwind et la filiale française de l’allemand RWE. En janvier, celle du canadien Boralex. En avril, le parisien Voltalia et l’antenne de l’espagnol Iberdrola. Puis le montpelliérain Urbasolar, filiale du suisse Axpo, en mai, et le béglais Valorem en juin. Liste non exhaustive. « La casse sociale, c’est une peur, mais c’est aussi déjà une réalité dans certaines entreprises, des PME [petites et moyennes entreprises], des ETI [entreprises de taille intermédiaire], des filiales françaises de grands groupes étrangers », affirme Laurent Smagghe, secrétaire CGT du CSE d’EDF power solutions. Il vous reste 64.81% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Dans le solaire et l’éolien, l’inquiétude monte face aux suppressions de postes
Alors que le gouvernement défend l’électrification et la souveraineté énergétique, plusieurs acteurs des énergies renouvelables réduisent leurs effectifs. Les salariés redoutent une perte de compétences dans une filière pourtant appelée à se développer.






